Yoga with Anne

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La yogini et ses courbatures

Le 23 juin dernier, je m’envolais pour l’Indonésie pour un séjour de trois semaines à Ubud (Bali), un des berceaux du Yoga dans cette partie du monde. Au programme: cinq jours de vacances, suivis d’une formation de « Yoga Therapeutics », fusion entre Hatha Yoga et Médecine Traditionnelle Chinoise, et plus particulièrement le système des cinq éléments et ses méridiens.

Le 24, je m’installe dans ma bulle, le Yoga Barn.  Endroit magique où les Yogis de tous horizons et de toutes les nationalités se côtoient joyeusement. Les cours de Yoga s’enchaînent de 7 à 21h dans 8 studios. On y boit de l’eau de coco fraîche, on y mange bio, frais et sain. Un véritable paradis yogique.

Le temps de retrouver mes marques (je connais l’endroit), de m’acclimater à nouveau à l’environnement tropical de l’hémisphère sud, de me délecter d’être élève à nouveau (que c’est bon!), de pratiquer une détox « jus » de trois jours, et la formation débute déjà.

 

Levée à 5h30. A 6h15, choix d’une noix de coco. Son eau m’assure parfaite hydratation et apport des minéraux nécessaires (bye les crampes). A 6h30, j’installe mon tapis. De 7 à 9h, cours pratique de Yoga Therapeutics. Le programme se déroule sur toute la journée jusqu’à 19h. Retour dans ma chambre à 19h30. Je révise mes notes jusque vers 23h.

Les journées passent vite. Très vite. L’intensité est telle qu’au bout de trois jours, j’ai des courbatures. Je ne suis pas la seule. Tous les stagiaires sont courbaturés. Cela me rassure… Beaucoup d’entre eux sont plus jeunes – ahahah.

Notre formatrice Tina, nous guide dans les postures. « Bord interne du pied fermement ancré dans le sol, inspir à partir du gros orteil tout le long interne de la jambe jusque dans le bassin. Expir dans le hara ». « Fermez les yeux, sentez ». Toute l’attention et la concentration sont en alerte, entièrement présentes à la respiration. ‘La douleur est mentale’ nous dit-elle.

« Oui. MAIS…. » répond mon mental.

* * *

Les formations de ce type, avant tout réservées à des professeurs de Yoga ou à des pratiquants très assidus, requièrent une préparation en amont à laquelle nous avons été invités par les formateurs. Logiquement, nous sommes prêts.

Sauf que. Préparée, je suis. Mais courbatures, j’ai.

* * *

Alors que je me raccroche désespérément à ma respiration, mon mental (inférieur) blablate (du verbe blablater). Très bavard, il me raconte ses « je ne peux pas », « c’est dur »,  « vraiment trop dur », « j’ai mal », « impossible », « mais qu’est ce que je fais là », « ce n’est pas pour moi », « tout ceci n’est plus de mon âge », « je vais m’écrouler », « je vais me blesser », « je ne sens rien du tout, sauf mes courbatures ».  Partisan du moindre effort, il se plaint, se complaît dans la négativité et idéalise les croyances erronées. Les pensées défilent. A la vitesse de la lumière, je me vois au bord de l’apoplexie, ou obligée – devant mes pairs – de sauter les escaliers très nombreux du Yoga Barn car mes quadriceps, fessiers, mollets sont en feu. Pire, je me vois un tendon arraché, à l’hôpital, aux urgences. En Indonésie. Immobilisée pendant des semaines. Comment vais-je joindre l’assurance de ma CB? Le volcan Adung crache du feu en ce moment. C’est certain, l’aéroport sera fermé à mon départ.

Au milieu de ce chaos mental, je me souviens que je respire. Je respire. Je me recentre sur ma respiration. Le blabla mental s’atténue. Bientôt, je ne l’entends plus. A nouveau dans mon corps, toutes mes cellules respirent. L’inconfort devient alors confortable. Les brûlures musculaires disparaissent. Les postures s’enchaînent. Bientôt c’est la fin du cours. Etalée dans Savasana (posture de relaxation). Le mental complètement apaisé, le bien-être est total.

C’est sans doute cela le bonheur.

* * *

Pendant les cours de Yoga, nous apprenons ou ré-apprenons à respirer et nous nous entraînons à être présent à cette respiration. Elle nous permet de revenir encore et encore à notre corps et à tous ses ressentis. Sans forcer quoi que ce soit, cette pratique ancestrale, naturelle, simple, sans coût, nous aide à ne pas nous perdre dans le chaos mental quotidien et les tempêtes de la vie.

Très facilement. Très simplement.

A très bientôt sur le tapis.

De YogiAnne à YogiVous,

 

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Le chat et la yogini

Chaque jour pendant plusieurs années j’empruntais un ferry pour me rendre au travail. Chaque jour je remerciais pour la beauté et la magnificence qui s’offraient à mes yeux: la baie de Sydney.

A force de remercier, la vie offre des cadeaux.

Je vivais alors au rez de chaussée d’un petit immeuble entouré d’arbres et de verdure. Un jour que je rentrais chez moi, j’aperçois un chat. Il me voit, me jauge, disparaît. Le lendemain, je suis devant ma porte d’entrée. Il apparaît, ronronne, se frotte à mes mollets. Je demande à mes voisins mais ce chat ne semble appartenir à personne. Il traîne dans et autour de l’immeuble depuis quelque temps déjà. Le jour suivant, le chat est là. Je lui ouvre la porte. Il fait le tour de l’appartement, mange et sort par le balcon pour disparaître dans la verdure. Même scénario les deux jours suivants. Le troisième jour, il reste.

Mais le Chat est-il un môsieur ou une dame? PetiteChat, féminin yin associé au masculin yang, lui sied à merveille. PetiteChat donc est joueur, chasseur, guerrier, plein de vie. Il rapporte fièrement ses trophés sur le balcon. Il garde férocement son territoire, fait face en poussant des miaulements de bête sauvage au ‘gros chat noir’ d’à côté.

A chat exceptionnel, nourriture exceptionnelle. Les meilleures croquettes du monde, de marque canadienne, bio bien entendu, ainsi qu’un joli panier tout douillet sont choisis pour la bête. PetiteChat s’installe dans ma vie. Les mois se suivent. Un jour je remarque qu’il ne se tient pas bien sur ses pattes arrières. Quelque chose ne va pas. Le vétérinaire local ne trouve cependant rien d’anormal.

Un voyage urgent vers la France m’oblige à le confier à Sandra, gérante d’une « Cattery » où les chats sont rois. Elle vérifie la nourriture apportée et c’est alors qu’elle révèle le scandale. Un lot entier de croquettes canadiennes a subi une erreur humaine d’irradiation à l’entrée du pays (nota: toutes les denrées alimentaires sont irradiées aux frontières). Un taux anormal de rayons entraînant une réaction chimique à l’intérieur des paquets a empoisonné les croquettes. Les chats atteints, meurent ou restent paralysés. Elle promet de s’occuper de PetiteChat du mieux qu’elle peut pendant mes trois semaines d’absence.

Au retour, c’est Anthony, le lanceur d’alerte au sujet des croquettes incriminées et vétérinaire hors norme, qui va s’occuper de PetiteChat. Dans sa boîte à outils magique, outre l’acupuncture, il utilise des plantes, des compléments alimentaires et beaucoup d’amour. L’état de PetiteChat empire d’abord et il se paralyse de plus en plus. Mais il mange. Ses yeux pétillent. Il a décidé de se battre et je le suis dans son combat. Après des semaines de traitement, Anthony parvient à le sauver mais dans la bataille, PetiteChat perd l’usage de ses pattes arrières.

S’ensuit une période de réapprentissage de la vie et d’une nouvelle façon de se mouvoir.

Le système immunitaire grièvement atteint, PetiteChat reste fragile. Dans les mois et années qui suivent, il manque de perdre la vie à plusieurs reprises. Lors d’un épisode pendant lequel son petit corps semble le lâcher à nouveau, je lui montre les arbres, la verdure, je lui dis que c’est ok, il peut partir, passer de l’autre côté du voile. Là, il pourra courir, chasser, et être le guerrier qu’il est, en toute liberté. Il me grogne dessus. PetiteChat refuse toujours de partir.

Le guerrier chasseur est devenu dépendant, peureux, mais tellement plein d’amour. Je le surveille. Je le soigne de façon constante. Je reste près de lui des nuits entières parfois. J’utilise la magie des huiles essentielles, je le nourris avec de la nourriture vraie (et non un succédanné). J’admire la ténacité de cette petite bestiole, son courage et sa capacité à s’adapter à ses nouvelles circonstances de vie.

Le temps passe. Ma vie prend soudain un nouveau tournant. Je dois partir. Je vais quitter ma petite bestiole d’amour. Impossible de l’emmener. Sa santé ne lui permet pas de supporter un si long voyage. Je lui parle. Je lui explique. Le jour de mon départ, comme un fou il miaule près de la porte. Mon coeur se brise. Le coffre de ma voiture se ferme mystérieusement à clef à trois reprises alors que j’essaie d’y déposer mes affaires.

Je pars.

Je sais qu’il ne restera pas.

Sept jours plus tard, PetiteChat perd sa dernière bataille.

Le lendemain, sur un présentoir de cartes en tous genres, je trouve cette carte (ci-dessus).

Je n’ai jamais eu aucun doute: PetiteChat m’avait choisi. Un de mes plus grands professeurs, il m’a enseigné la compassion, l’empathie, la patience. Il m’a fait travailler et développer d’arrache-pied mon intuition. C’est en le soignant que j’ai pris la décision de changer de cap professionnel dans ma vie.

* * *

J’ai toujours aimé les animaux. Ceux qui me connaissent depuis l’enfance se souviennent peut-être de La Mésange Bleue, petite association SPA locale que j’avais créée pour la défense des animaux. Mais PetiteChat m’a fait franchir un autre cap. Il m’a fait comprendre que les animaux ne sont en fait qu’une race différente de la nôtre, et non des êtres inférieurs. Ils ne parlent pas certes, mais ils communiquent différemment, par télépathie, donc à un niveau que nous ne sommes pas capables d’atteindre. Nous avons tant à apprendre d’eux.

La paix sur cette planète ne sera possible que lorsque l’humanité entière cessera la violence y compris les tueries animales. Tous les grands Maîtres le disent. Cependant, la façon dont nous traitons et tuons les animaux est déplorable, lamentable, honteuse. Il ne s’agit plus de rejeter la faute ou la responsabilité sur les gouvernements – qui ne font que refléter la conscience collective de leur peuple ceci dit – ou sur l’industrie agroalimentaire, la culture, la gastronomie. Bref, sur les autres.

Il ne s’agit plus de remettre à plus tard quand justement, il sera trop tard.

Changer sa perspective, regarder, voir, penser sous un autre angle ne sont possible qu’en élevant sa conscience en douceur. C’est dans cette douceur et cette compassion que l’on peut instaurer le changement.

 * * *

En début de cours, je demande régulièrement aux élèves de choisir une situation qui les préoccupe ou les gêne. « Regardez la sous tous les angles, sentez tout ce qu’il y a à sentir. Sans jugement, sans attachement, restez spectateur ». Suivent les respirations, les postures, la relaxation. A nouveau la situation choisie est passée en revue en fin de cours. Des sourires apparaissent sur les lèvres. Le Yoga a fait son travail. Le mental calmé s’est ouvert. De nouvelles perspectives, et donc le changement, sont possibles.

C’est la magie du Yoga.

 * * *

Gratitude à l’Univers pour ce cadeau que fut PetiteChat dans ma vie. Gratitude PetiteChat, tu as été un de mes plus grand professeur.

 

PS: oui, c’était bien un Môsieur!

 

A bientôt chers Yogis et Yoginis, sur le tapis!

 

 

 

 

 

 

 

 


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Voici ce qui se passe quand vous commencez le Yoga

Vous arrivez à vos premiers cours pour des raisons diverses. Des douleurs récurrentes vous y incitent, votre médecin vous l’a recommandé, vous désirez améliorer votre mobilité, votre flexibilité, vous désirez avancer en âge en bonne forme et en meilleure santé.

Vous débutez souvent le Yoga avec un corps douleureux, vous avez des tensions lombaires, une sciatique chronique, des ischio-jambiers (les muscles arrière des jambes) raides (‘ça tire!’), les bras et les épaules qui fatiguent au bout de quelques secondes, un mental qui court dans tous les sens. Le professeur vous dit de faire attention à votre inspir et expir en levant le bras gauche, les deux bras, descendre la jambe droite, ou était-ce la gauche, placer le bassin ici, là, l’épaule ailleurs, les orteils par là-bas et bientôt vous ne savez plus ni où ni quoi, j’inspire où? c’est quoi l’expir?! Quant au silence et à l’immobilité, quel inconfort!

Je suis aussi passée par là.

Image ci-dessus: à gauche: « les autres au Yoga »; à droite: « moi au Yoga »

Je vous rassure, tout ceci est normal!

Le Yoga se pratique avec le corps et le mental qui sont les siens à chaque fois que l’on prend place sur son tapis. Il n’y a pas de comparaison avec son voisin ou sa voisine. Chacun et chacune est un être unique, avec un corps unique et un chemin de vie unique. On ne force pas. Chacun pratique selon ses capacités du moment.

Et la grande vérité, c’est que les bienfaits apparaissent toujours: le corps s’ouvre, s’assouplit. Le dos se redresse, les douleurs diminuent, la respiration est plus aisée, l’équilibre s’améliore. Bien souvent, il faut revoir (à la baisse) la prise de médicaments car le Yoga régule tous les systèmes (respiratoire, nerveux, circulatoires, hormonal etc). Certains mouvements de la vie quotidienne auparavant difficiles deviennent de plus en plus faciles. La pensée devient plus claire, la concentration se développe. La relation à soi change: la connection à soi s’installe. On apprend à rester fermement ancré avec soi-même sans quitter qui nous sommes vraiment.

Car c’est là que le bât blesse. Un des grands dilemne de notre condition humaine est de croire que nous sommes complètement séparés des autres, alors que nous sommes tout d’abord séparés de nous-mêmes. Le Yoga nous aide à nous reconnecter à qui nous sommes vraiment, à nous (re)découvrir. Sa pratique entraîne un changement d’état d’esprit avec des effets quasi immédiats: une paix de l’esprit et une sensation de liberté s’installent, une nouvelle vitalité et une forme d’aisance dans la vie se font sentir, et apparaissent une plus grande souplesse et adaptabilité face aux changements. S’ensuit une nouvelle clarté d’esprit qui affecte (positivement) nos relations personnelles, professionnelles, notre relation au monde en général.

Le Yoga propose des outils simples à utiliser immédiatement pour nous aider à faire face aux situations difficiles de notre vie avec courage et équanamité. Il ne nous retire pas de notre réalité ou de nos responsabilités de la vie quotidienne mais plutôt nous aide à avoir nos pieds fermement ancrés dans l’expérience sans être emportés par le chaos. Cette pratique simple s’est révélée efficace pendant des centaines d’années pour des gens comme vous et moi.

Dans ce monde où tout va vite, où le « temps manque », où tout nous détourne de nous-mêmes: la télévision, internet, les médias en général, courir ici et là, la famille, les courses, les enfants, le travail etc. le Yoga permet une pause pour entendre qui l’on est, où l’on est, sentir son corps, sa respiration (ah oui?! je respire!). Et ce temps consacré à venir au cours devient une bulle de ressourcement et de bien-être qui entraîne (forcément) un regain d’énergie et permet de vivre tout le reste avec beaucoup plus de facilités tout en prenant du recul.

 

La seule condition pour obtenir tous ces bienfaits: la régularité et l’assiduité. Vous inscrivez dans l’agenda vos cours et ils deviennent une priorité car le Yoga fait partie intégrante du système de prévention (et d’amélioration) en matière de santé physique, mentale, émotionnelle. Si les horaires des cours collectifs ne conviennent pas ou si un problème spécifique ne peut être adressé en cours collectifs, ou encore si l’on veut développer une pratique régulière à la maison, on prend un cours privé.

Il n’y a aucune raison de se priver d’un corps en bonne santé, d’un meilleur mental, et de se sentir au mieux de sa forme lorsque les outils existent là, à votre portée.

A bientôt sur le tapis,

 

 


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Les fausses conceptions du Yoga

Il faut être flexible pour faire du Yoga

Qu’on se le dise une fois pour toute: on ne doit pas être flexible pour faire du Yoga. Cette discipline se pratique selon ses propres capacités, sans forcer. Cessons donc d’imaginer que les yogis sont des pretzels, ou qu’il faut être capable de mettre son pied derrière son cou et la tête en bas les pieds en haut pour faire du Yoga.

On débute souvent le yoga pour ses bénéfices physiques, améliorer sa force, son équilibre, sa souplesse, diminuer ses douleurs, autant d’atouts qui rendent les activités quotidiennes plus faciles à vivre dans notre corps. Cependant, après avoir découvert tous les bénéfices physiques du Yoga, les gens sentent les autres effets notamment sur leur système nerveux et ils continuent le Yoga pour cette même raison.

La philosophie du Yoga est basée sur 8 branches, dont une seule sur les asanas (postures). Tout le reste: yama, niyama, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi, sont des codes moraux et éthiques donnant des outils à appliquer dans tous les domaines de notre vie. Ces outils permettent de vivre mieux, être en bonne santé, positif, avoir de la compassion,  et ne pas se laisser mener par l’ego et les pensées négatives inutiles qui finissent par nous diriger si on leur laisse le champ libre.

Je suis trop nerveux et le Yoga, c’est mou

Si le Yoga n’est pas un sport, on y effectue un travail physique profond. Essayez les Salutations au Soleil (Surya Namaskar) et de tenir un Virrabhadrasana II, le Guerrier. Et vous apprécierez la ‘non mollesse’ du Yoga.

Et c’est justement parce que l’on est nerveux que l’on fait du Yoga. Respirer en conscience en passant d’une posture à l’autre focalise complètement les pensées. Le mental cesse alors d’être constamment balloté dans son monologue perpétuel. Le Yoga est une pratique du moment présent et du lâcher prise. Le système nerveux se calme. Il finit toujours par se calmer.

Et cet entraînement sur le tapis de Yoga n’y reste pas. A force de répétitions et assiduité, vous emportez ce que vous y apprenez à l’extérieur, dans votre vie quotidienne.

Le Yoga est une religion

Non. Le Yoga est une philosophie qui s’appuie sur des textes anciens qui défendent une éthique de vie, des valeurs et des principes de vie et des gens de toutes les religions le pratiquent.

Anjali Mudra avec les deux mains en prière devant son coeur n’est pas une prière. Il symbolise ce qu’est le Yoga: l’union, l’harmonie, l’équilibre des contraires et un recentrage: la droite et la gauche, le blanc et le noir, le yin et le yang.

Le mantra Om, ou AUM, entonné dans les cours signifie la création, ou le son primordial. « Au début, il y eut le verbe », les yogis disent qu’il y eut une onde, un son: le OM. Il représente le commencement, le présent, et la fin. Il représente le Tout.

Ainsi prononcer le mantra OM nous invite à nous recontacter à notre origine et au Tout, à l’Être Suprême, à l’Univers.

Le Yoga, c’est cher

Une carte annuelle (2 cours/semaine) de 240 euros (avec le Club Sportif Braytois) met le cours à environ 4 euros pour un cours qui vaut en réalité 20 euros à Paris, voir plus. Rappelons que nous sommes en Ile de France. Qui dit mieux?

Et je précise que devenir professeur de Yoga ne s’improvise pas. Ce sont des milliers d’heures de formation, des diplômes, certifications, ateliers de toutes sortes (tout cela est onéreux) que les professeurs accumulent au fil des années et qu’ils doivent financer eux-mêmes.

 

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

 

 

 


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Yoga et sport: le duo gagnant

 

Quelque soit le sport pratiqué, que ce soit juste pour vous maintenir en forme, pour suivre les recommendations de votre médecin, ou pour suivre un programme d’entraînement précis, courbatures, tensions, raideurs, si ce n’est blessures, peuvent mettre le meilleur sportif amateur ou chevronné ‘sur le carreau’ pendant un certain temps. Cela va sans dire, le moral et la motivation en prennent un coup. Il faut alors une bonne dose de courage pour (re)chausser ses baskets.

Si des athlètes de haut niveau comme Guillaume Néry, champion du monde d’apnée, Novak Djokovic et Andy Murray, tennismen bien connus, des rugbymen anglais et australiens, font du yoga, pourquoi pas vous?

Le Yoga étire et ouvre le corps (et le mental) comme aucune autre pratique

Si les sportifs incluent toujours quelques minutes de stretching dans leur pratique, voire des séances entières de stretching, les étirements sont maintenus quelques secondes. En Yoga, ces étirement sont particulièrement profonds et les postures s’enchaînent dans un ordre bien précis pour créer un équilibre et une harmonie de tous les systèmes (nerveux, respiratoire, circulatoire etc). Tous les muscles sont mobilisés, y compris les ‘nouveaux’ muscles qui n’ont peut-être jamais été sollicités auparavant. Par l’utilisation du poids de son corps et le maintien des postures, un gainage et une tonification musculaires s’opèrent naturellement.

Une séance de yoga, c’ est comme une bonne séance d’ostéopathie, dixit mes élèves (je dirais plutôt que c’est un complément). Les nombreuses postures permettent de mobiliser la colonne vertébrale, et tout le corps, dans tous les sens. Ce travail prévient les problèmes de dos (sciatique, hernie discale, lombalgie…) et participe à la prévention des douleurs articulaires, voire des blessures.

Si le but est donc l’amélioration de sa flexibilité et de sa mobilité, toutes les postures et étirements se font de façon « yogique »:  tous les mouvements s’accompagnent de la respiration. Le développement de la capacité respiratoire, de la concentration, le calme mental et une meilleure conscience de son schéma corporel sont les « cerises sur le gâteau ».

La respiration

C’est là que se situe la différence entre le Yoga et toutes les autres pratiques d’étirement: le Yoga comporte une (ré)éducation respiratoire essentielle pour le sportif. La cage thoracique, le diaphragme et tous les muscles respirateurs sont sollicités. La capacité respiratoire augmente et s’améliore de façon notoire. La posture se corrige. Tous les mouvements sont effectués avec la respiration. Les postures sont tenues grâce à la respiration. Et cet enseignement respiratoire effectué sur le tapis de Yoga peut ensuite être utilisé dans sa pratique sportive pour améliorer sa performance, et sa qualité de vie en général.

La respiration apporte un rythme qui calme le mental et force la concentration. Ce recentrage apporte une meilleure conscience du corps. Et comme tout, c’est la ré-pé-ti-tion qui paie. Peu à peu, la respiration se fait plus facile. Le mental se discipline. Il court un peu moins dans tous les sens.

Et l’on connaît bien l’importance du mental pour le sportif. C’est souvent lui qui fait la différence et va donner l’élan pour (re)chausser ses baskets, sortir de la chaleur de chez soi pour aller à son cours ou son entraînement dans la nuit en plein hiver, à franchir la ligne d’arrivée, à pousser 5kg de plus sur la barre, à courir un peu loin, à nager un peu plus loin. A s’améliorer tout simplement.

La relaxation

Partie intégrante du Yoga et effectuée en fin de session, une relaxation profonde s’installe et permet à l’être dans son entier d’intégrer tout le travail accompli pendant la séance. Cette détente répétée à chaque cours entraîne le corps et le mental à lâcher prise. Cet entraînement répété au lâcher prise paie: on finit par l’appliquer dans sa vie.

Le Yin Yoga

Si le Hatha Yoga est une forme de Yoga dynamique et est indiqué dans tous les cas, le Yin Yoga est une forme de Yoga plus passif particulièrement recommendé pour les sportifs. Les postures y sont effectuées essentiellement au sol et sont tenues un minimum de 3 à 6 minutes, et ce dans une détente totale. C’est cette détente qui va permettre d’aller beaucoup plus loin dans les étirements non seulement des muscles mais aussi des fascias. Le Yin Yoga permet d’agir au niveau des articulations sur lesquelles on applique une pression (à ne pas confondre avec ‘compression’) qui est thérapeutique dans bien des cas.

La détente corporelle étant profonde, le mental et le système nerveux suivent automatiquement et le bien-être ressenti est alors unique (et addictif….).

Un peu plus sur le Yin Yoga ici.

 

Sportifs, contactez moi pour ateliers et cours adaptés à vos besoins spécifiques.

A bientôt sur le tapis.

Om Shanti,

 

 

 


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20 bonnes raisons de méditer, preuves scientifiques à l’appui

Qu’est-ce que la méditation?

La plus simple définition est celle-ci: la méditation est l’art d’être présent. Et celle que j’utilise à tous mes cours – alors même que je n’utilise que très rarement le mot « méditation » – est d’être présent à sa respiration et à son corps.

Il existe en fait de nombreuses formes de méditation mais elles ont toutes le même objectif: prendre de la distance avec ses pensées et ses émotions. Et c’est cette prise de conscience qui amène doucement et naturellement une transformation profonde de son rapport à soi, et donc aux autres.

EMMA SEPPÄLA, Directrice scientifique du Centre pour la recherche et l’éducation sur la compassion et l’altruisme (oui! ça existe!) à l’Université de Stanford (USA), et co-directrice du projet du Collège de Yale sur l’intelligence émotionnelle (Université de Yale), a écrit un article sur les effets bénéfiques de la méditation en indiquant de nombreuses références à des études scientifiques (en anglais).

La méditation booste notre santé

1 – Amélioration du système immunitaire (voir ici  et ici)

2 – Diminution de la douleur (voir ici)

3 – Diminution de l’inflammation au niveau cellulaire (voir ici, ici et ici)

La méditation booste notre bonheur

4 – Augmentation des émotions positives (voir ici et ici)

5 – Diminution de la dépression (voir ici)

6 – Diminution de l’anxiété (voir ici, ici et ici)

7 – Diminution du stress ( voir ici et ici)

La méditation booste notre vie sociale

La méditation se pratique seul me direz-vous. C’est vrai, mais elle améliore notre connection aux autres.

8 – Augmentation de la connection sociale et de l’intelligence émotionnelle – notre capacité à comprendre nos propres émotions et celles des autres (voir ici, et ici)

9 – Amélioration de la compassion (voir ici, et ici)

10 – Diminution du sentiment de solitude (voir ici)

La méditation booste le contrôle de soi

11 – Meilleure régulation des émotions (voir ici)

12 – Amélioration de notre facilité à l’introspection (voir ici)

La méditation change notre cerveau (pour le meilleur!)

13 – Augmentation de la matière grise (voir ici)

14 – Augmentation du volume des parties du cerveau qui régulent les émotions (voir ici et ici)

15 – Augmentation de l’épaisseur du cortex dans les parties qui régulent l’attention (voir ici)

La méditation améliore notre productivité (et oui…. en ne faisant RIEN!)

16 –  Augmentation du niveau de concentration et d’attention (voir ici, ici, ici et ici)

17 – Amélioration de la capacité à accomplir plusieurs tâches en même temps (multitâches) (voir ici)

18 – Amélioration de la mémoire (voir ici)

19 – Amélioration de la créativité et de notre capacité à penser « hors des sentiers battus » (voir ici)

20 – La méditation rend SAGE (ou en tout les cas: plus sage)

car elle permet de prendre du recul. C’est en observant nos pensées que l’on réalise que nous n’avons pas à en être esclave. Ce mental qui fluctue sans cesse, qui se met en colère, qui est jaloux, heureux, triste, n’a pas à être notre maître. En fait, la méditation est une hygiène mentale: elle permet de nettoyer le chaos, de voir et raffiner notre créativité, nos capacités, nos talents, et de communiquer avec soi, avec qui nous sommes vraiment.

Réflechissez. Nous nous douchons et lavons notre corps physique chaque jour. Mais quid de notre mental? La méditation représente un nettoyage. Elle développe un esprit clair et la possibilité de tout regarder, en soi et autour de soi, avec une grande perspective et un esprit ouvert.

« La qualité de votre vie dépend de la qualité de votre esprit » écrit Sri Sri Ravi Shankar.

Si nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui se passe à l’extérieur de nous, nous avons sans aucun doute la possibilité de choisir ce qui se passe à l’intérieur de nous et d’augmenter la qualité de ce que nous pensons.

Quoiqu’il se passe: si la « tête » est ok, TOUT est ok. Ici et maintenant.

Om Shanti,

 

 

 

Merci au Yoga Institute pour ce blog post (en anglais ici).