Yoga with Anne

Sagesse millénaire pour une vie moderne


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20 bonnes raisons de méditer, preuves scientifiques à l’appui

Qu’est-ce que la méditation?

La plus simple définition est celle-ci: la méditation est l’art d’être présent. Et celle que j’utilise à tous mes cours – alors même que je n’utilise que très rarement le mot « méditation » – est d’être présent à sa respiration et à son corps.

Il existe en fait de nombreuses formes de méditation mais elles ont toutes le même objectif: prendre de la distance avec ses pensées et ses émotions. Et c’est cette prise de conscience qui amène doucement et naturellement une transformation profonde de son rapport à soi, et donc aux autres.

EMMA SEPPÄLA, Directrice scientifique du Centre pour la recherche et l’éducation sur la compassion et l’altruisme (oui! ça existe!) à l’Université de Stanford (USA), et co-directrice du projet du Collège de Yale sur l’intelligence émotionnelle (Université de Yale), a écrit un article sur les effets bénéfiques de la méditation en indiquant de nombreuses références à des études scientifiques (en anglais).

La méditation booste notre santé

1 – Amélioration du système immunitaire (voir ici  et ici)

2 – Diminution de la douleur (voir ici)

3 – Diminution de l’inflammation au niveau cellulaire (voir ici, ici et ici)

La méditation booste notre bonheur

4 – Augmentation des émotions positives (voir ici et ici)

5 – Diminution de la dépression (voir ici)

6 – Diminution de l’anxiété (voir ici, ici et ici)

7 – Diminution du stress ( voir ici et ici)

La méditation booste notre vie sociale

La méditation se pratique seul me direz-vous. C’est vrai, mais elle améliore notre connection aux autres.

8 – Augmentation de la connection sociale et de l’intelligence émotionnelle – notre capacité à comprendre nos propres émotions et celles des autres (voir ici, et ici)

9 – Amélioration de la compassion (voir ici, et ici)

10 – Diminution du sentiment de solitude (voir ici)

La méditation booste le contrôle de soi

11 – Meilleure régulation des émotions (voir ici)

12 – Amélioration de notre facilité à l’introspection (voir ici)

La méditation change notre cerveau (pour le meilleur!)

13 – Augmentation de la matière grise (voir ici)

14 – Augmentation du volume des parties du cerveau qui régulent les émotions (voir ici et ici)

15 – Augmentation de l’épaisseur du cortex dans les parties qui régulent l’attention (voir ici)

La méditation améliore notre productivité (et oui…. en ne faisant RIEN!)

16 –  Augmentation du niveau de concentration et d’attention (voir ici, ici, ici et ici)

17 – Amélioration de la capacité à accomplir plusieurs tâches en même temps (multitâches) (voir ici)

18 – Amélioration de la mémoire (voir ici)

19 – Amélioration de la créativité et de notre capacité à penser « hors des sentiers battus » (voir ici)

20 – La méditation rend SAGE (ou en tout les cas: plus sage)

car elle permet de prendre du recul. C’est en observant nos pensées que l’on réalise que nous n’avons pas à en être esclave. Ce mental qui fluctue sans cesse, qui se met en colère, qui est jaloux, heureux, triste, n’a pas à être notre maître. En fait, la méditation est une hygiène mentale: elle permet de nettoyer le chaos, de voir et raffiner notre créativité, nos capacités, nos talents, et de communiquer avec soi, avec qui nous sommes vraiment.

Réflechissez. Nous nous douchons et lavons notre corps physique chaque jour. Mais quid de notre mental? La méditation représente un nettoyage. Elle développe un esprit clair et la possibilité de tout regarder, en soi et autour de soi, avec une grande perspective et un esprit ouvert.

« La qualité de votre vie dépend de la qualité de votre esprit » écrit Sri Sri Ravi Shankar.

Si nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui se passe à l’extérieur de nous, nous avons sans aucun doute la possibilité de choisir ce qui se passe à l’intérieur de nous et d’augmenter la qualité de ce que nous pensons.

Quoiqu’il se passe: si la « tête » est ok, TOUT est ok. Ici et maintenant.

Om Shanti,

 

 

 

Merci au Yoga Institute pour ce blog post (en anglais ici).


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Yoga et santé font bon (très bon) ménage

La sagesse populaire le dit: il vaut mieux prévenir que guérir.

Partout en France, un phénomène inquiétant apparaît : la désertification des médecins généralistes. Et ce phénomène n’est pas prêt de se ralentir, bien au contraire.

« Cette problématique soulève la désaffection grandissante à l’égard de la médecine générale, une des spécialités les plus impactées (-8,4 % de généralistes sur 2007-2016). Malgré une répartition relativement diffuse sur tout le territoire, cette spécialité enregistre pourtant une « baisse inquiétante et inexorable » des effectifs et ce, dans la quasi-totalité des départements français (à l’exception de la Loire-Atlantique et la Savoie). Selon l’Ordre des médecins, ce déclin pourrait se poursuivre jusqu’en 2025 avec la perte d’un quart d’entre eux. » (cliquez ici pour lire tout l’article).

Il est utile, urgent, de penser et d’agir autrement.

Une solution? Pratiquer la PRÉVENTION.

Le Yoga, cette science vieille de plusieurs millénaires, représente un outil de prévention et de bien-être essentiel et simple.

Je rappelle les bienfaits nombreux du Yoga qui:

  • Améliore et corrige la posture.
  • Diminue les TMS (troubles musculo-squelettiques): lombalgies, tensions oculaires face aux écrans, migraines.
  • Sculpte et tonifie la silhouette de façon naturelle (et sans courbatures).
  • Augmente la force du corps, la souplesse des muscles et tissus, et la mobilité des articulations.
  • Équilibre et harmonise le corps, le mental et l’esprit.
  • Accroît la concentration du mental, la stabilité émotionnelle et la tranquillité de l’esprit.
  • Améliore les fonctions des systèmes respiratoire, circulatoire, digestif et hormonal.
  • Favorise la circulation du sang et des autres liquides du corps.
  • Purifie et nettoie les organes.
  • Réduit considérablement les effets associés à l’insomnie, la dépression, la nervosité, le stress et l’anxiété.

Le Yoga est THÉ-RA-PEU-TI-QUE.

* * *

N’attendez pas d’aller « bien » pour faire du Yoga. C’est justement lorsque l’on ne va pas bien que l’on en fait. Les effets de la pratique se font sentir immédiatement. Vous arrivez au cours « pas bien », vous ressortez du cours « bien ».

N’attendez pas d’être flexible pour faire du Yoga. C’est justement parce que l’on n’est pas flexible que l’on fait du Yoga. La flexibilité constitue une « cerise sur le gâteau » puisqu’elle vient doucement et s’installe dans le corps sans que vous vous en rendiez compte.

N’attendez pas de ne plus être agité ou de ne plus être anxieux pour faire du Yoga. C’est justement et surtout parce que l’on est agité et anxieux que l’on pratique le Yoga. Les cours possèdent un savant mélange de dynamisme et de pratiques calmantes. Ils deviennent des bulles de bien-être où vous êtes en mesure d’être complètement en accord avec vous-même. Indéniablement, le mental ralentit son blabla incessant.

N’hésitez pas à vous offrir ce cadeau. Parce qu’il est important de faire de la prévention, de garder une santé optimale, ou d’améliorer un état de santé (avec bien entendu l’accord de son médecin).

Le Yoga permet tout simplement d’être bien, d’être mieux, à tous les niveaux. Avec soi et avec les autres.

Om Shanti,

 

(Photo Huffington Post)


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Réduire les symptômes de la dépression et de l’anxiété avec le yoga

 J’avais déjà évoqué dans un autre blog les résultats d’une recherche australienne menée par mon mentor, Michael de Manincor, PhD, Directeur du Yoga Institute à Sydney.

Michael a présenté les résultats de sa recherche – Yoga pour la santé mentale – au Congrès National de Psychiatrie 2017. Voici la traduction (texte original de ce blog post ici).

Le Collège royal des psychiatres australiens et néo-zélandais (RANZCP), Congrès 2017.

Symposium: yoga thérapie en traitement psychiatrique – différentes approches

Présentation de la recherche: Michael de Manincor «Yoga individualisé pour réduire la dépression et l’anxiété, et améliorer le bien-être: un essai contrôlé randomisé»

Contexte: La dépression et l’anxiété sont les principales causes d’invalidité dans le monde entier, ce qui entraîne un fardeau pour les individus, les familles, les communautés, les organisations et les économies. Les traitements actuels sont principalement pharmaceutiques et psychologiques. Cependant, des questions demeurent quant à l’efficacité et à l’adéquation de ces traitements pour des personnes différentes. Des recherches antérieures suggèrent les avantages potentiels du yoga pour réduire la dépression et l’anxiété, et améliorer la santé mentale et le bien-être. Cette étude a montré les effets d’une intervention individualisée par le yoga.

Méthodes: Un échantillon de 101 personnes présentant des symptômes de dépression et / ou d’anxiété a participé à un essai randomisé contrôlé comparant un programme de yoga individualisé de 6 semaines en plus du traitement habituel, avec les traitements habituellement utilisés (sans yoga). Les mesures comprenaient l’échelle de stress d’anxiété de dépression (DASS-21), l’échelle de détresse psychologique de Kessler (K10), l’enquête sur la santé à court terme (SF12), l’échelle de l’expérience positive et négative (SPANE), l’échelle floreuse (FS) et Connor-Davidson, échelle de résilience (CD-RISC2).

Résultats: les participants qui ont fait du yoga ont enregistré des réductions significatives de la dépression, de l’anxiété, de la détresse psychologique et de la fréquence de l’expérience négative;  et des améliorations dans les mesures de la santé mentale globale, de la résilience, de la fréquence de l’expérience positive et de l’épanouissement. Les comparaisons avec le groupe témoin étaient statistiquement significatives sur chaque mesure. Les bénéfices obtenus ont été maintenus après le programme (suivi à 6 semaines).

Conclusion: Le yoga en sus des traitements habituels était plus efficace pour réduire les symptômes de la dépression et de l’anxiété et améliorer la santé mentale, comparé aux traitements seuls. Le yoga individualisé peut être particulièrement bénéfique pour les soins de santé mentale dans la communauté élargie.

Publication de recherche: Dépression et anxiété, 33, 816-828, 2016. Cette recherche fait partie d’un doctorat en « Yoga pour la santé mentale »

* * *

Comme le dit si bien Michael, la dépression touche le monde entier. Je le constate moi-même, je dirais même que c’est un véritable fléau. Le yoga apporte un véritable soutien et une aide précieuse. Les études, dont celle-ci, le prouvent encore et encore. Il n’y a donc plus de doute quant à son efficacité.

A bientôt sur le tapis.

Om Shanti,


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Yoga Intensive: lorsque le Yoga devient votre outil

Les témoignages le confirment. Les pratiquants de yoga (tous) le disent: « je me sens mieux depuis que je fais du Yoga », » je bouge mieux », « mon dos va mieux », « ma posture s’améliore » (les « bosses » diminuent nettement, voire disparaissent), « je peux me baisser pour ramasser mes chaussettes et je ne perds plus l’équilibre en enfilant mon pantalon! » (dixit un de mes élèves), « mon moral est meilleur », « je dors mieux », « je réfléchis mieux », etc. (cliquez ici pour lire ma page « témoignages« ).

Le Yoga fait définitivement partie de la prévention en matière de bien-être et de santé. La sagesse populaire ne le dit-elle pas? « Mieux vaut prévenir que guérir ».

D’ailleurs, à l’instar d’autres pays, les cours de Yoga devraient systématiquement être prescrits par le corps médical (et donc être remboursés).

Une semaine de ‘Yoga Intensive’ (comprendre ‘intensif’ dans le sens de régularité, et non d’intensité) permet d’installer une pratique régulière dans son quotidien.

Installer une pratique régulière, c’est créer une nouvelle habitude. Créer une nouvelle habitude, c’est au début un petit effort à faire. L’effort payant toujours, il devient vite seconde nature. Et cette seconde nature devient un besoin.

Les résultats ne se font pas attendre: un mieux-être général, une meilleure santé.

C’est ainsi que le Yoga devient votre ‘O.A.B’, votre Outil d’Aide au Bien-être, votre outil de prévention.

Cette pratique de yoga répétée sur plusieurs jours va entraîner un ‘nettoyage’ que vous pouvez choisir d’accompagner. Par exemple: boire davantage d’eau, alléger votre prise de certains aliments dits toxiniques (viandes, chocolat, sucre en général, café…), aller au lit de bonne heure (vous devrez vous lever tôt pour commencer le cours à 6h15!), lire des écrits/livres qui vous inspirent, écouter de la musique qui vous élève.

Un ‘Yoga Intensive’ créée une parenthèse de bien-être dans la vie et la routine quotidienne. S’offrir cette pratique, c’est se faire un cadeau, c’est prendre soin de soi, c’est se traiter comme vous traiteriez quelqu’un que vous aimez profondément, c’est se mettre tout en haut de la liste. Car personne d’autre que vous ne peut le faire.

Et quoi de plus sympathique que de faire cet effort avec d’autres qui, comme vous, sont sur le même chemin. Et partager ensuite autour d’une tasse de thé après le cours.

A bientôt sur le tapis,

Om Shanti,

 

 


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Être bien dans son Yoga

Une élève m’a contacté récemment, exprimant sa frustration car elle ne parvient pas à faire Adho Mukha Svanasana, le chien tête en bas, appelé encore la pyramide. Et que les chats affectionnent particulièrement aussi. Elle voulait savoir si elle pouvait vraiment faire du Yoga si elle ne pouvait pas faire ce qu’elle perçoit comme une pose essentielle et basique.

En lisant son message, je me suis souvenue de toutes les fois où je me suis sentie découragée, frustrée, voire « nulle » parce que je ne parvenais pas à faire telle ou telle posture, alors que d’autres y paraissaient tout à fait à l’aise.

Une discussion avec mon mentor* de l’époque m’est alors revenue. J’arrive ce jour là à mon rendez-vous de mentoring frustrée, découragée, l’humeur maussade, triste. Mon examen pour le professorat de Yoga est dans quelques mois. Je ne me sens pas à la hauteur. « Qu’est-ce qui ne va pas? » me dit-il. « Je ne parviens pas à faire telle et telle postures. Comment vais-je pouvoir enseigner? ». Il me répond: « sais-tu que tu peux obtenir les mêmes bénéfices dans d’autres postures? Plus simples et moins challenging pour le corps? ».

La lumière au bout du tunnel étroit et obscurci de mon mental égotique m’apparut alors.

S’en sont suivies deux périodes, celle de l’acceptation de mes limitations physiques (voire mentales) et celle où j’ai cessé de me comparer aux autres. Surtout à celles qui, avec un corps de danseuse mettent la jambe derrière la tête.

Presque tous les pratiquants de Yoga passent par là, plus ou moins. Nous ne pouvons nous empêcher de nous comparer aux autres, plus flexibles ou moins flexibles. Nous n’osons pas entonner le Om parce que « ma voix est moche », « je chante faux ». Je ne me sens pas très bien accueilli au cours. Je ne me sens pas à ma place. Je ne fais pas bien ci ou ça… et la liste peut continuer ainsi.

Avez-vous déjà ressenti cela? C’est un sentiment qui décourage beaucoup de gens – et les empêche même de pratiquer le yoga.

L’idée que l’on se fait du Yoga est souvent celle de la couverture des magazines ou des nombreuses photos de Yoga circulant sur internet. Une femme jeune, plutôt fine, est photographiée dans une posture difficile. Elle y paraît tout à fait à l’aise, un grand sourire sur les lèvres. La réalité: soit la nature l’a doté d’un corps particulièrement flexible, ou, elle est ou était, gymnaste et/ou danseuse. Autant dire une très fine minorité de la population. Une exception à la règle. La réalité du reste de la population est la suivante: les structures physiques imposent des limitations. Nous n’avons pas les mêmes os. Certains ont des têtes de fémur enfoncées profondément dans l’articulation des hanches et d’autres non, ce qui entraîne forcément des différences dans la position du corps dans les postures. D’autres ont des soucis de santé. D’autres ont des rondeurs. D’autres ont eu des blessures diverses dans leur corps. Etc etc etc… Rien de tout cela n’empêche de faire du yoga. On adapte, on modifie, c’est tout.

Pour revenir à notre Svanasana/chien tête en bas. S’il n’est pas faisable sous sa forme traditionnelle, la question est de savoir comment obtenir ses avantages d’une manière qui fonctionne pour vous (car c’est ce qui compte vraiment!). C’est cela le Yoga. On l’adapte au corps et non le contraire. Svanasana peut se faire avec une chaise, contre un mur, on peut garder les genoux sur le sol et s’étirer dans la posture du chiot. Si le problème se pose au niveau d’une ou des deux épaules, on va trouver une posture qui va étirer les ishios jambiers (arrière des jambes), la colonne vertébrale et les muscles du dos (voir ci-dessous). Et le tour est joué!

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

* Michael de Manincor, Directeur du Yoga Institude à Sydney, ancien Président de Yoga Australia, fondateur de la Yoga Foundation.


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Le monde des chakras

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On ne peut pas parler des chakras sans aborder un peu le Prana, l’énergie vitale. Le Prana est partout, dans la nourriture que nous absorbons, dans l’air que nous respirons. Le Prana est distribué dans le corps à toutes nos cellules et organes à travers un réseau de 72000 nadis appelés également les chemins de la Conscience. Imaginez un réseau routier fait de petits et grands chemins, rues, routes et autoroutes qui traversent le corps et sur lesquels circule le Prana. Si un chemin est encombré ou boueux, la circulation ne se fait pas aisément. S’il y a un bouchon, la circulation ralentit voire s’arrête.

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Il y a trois autoroutes principales, ou trois nadis majeurs, qui gouvernent tout ce réseau et qui se situent au niveau de la colonne vertébrale, dont voici les caractéristiques principales:

  • Ida: énergie lunaire, féminine, polarité négative, de nature froide. Ida débute à gauche à la base de la colonne vertébrale, et finit sa course dans la narine gauche. Il est connecté au cerveau droit.
  • Pingala, énergie solaire, masculine, polarité positive, de nature chaude. Pingala débute à droite de la colonne vertébrale, se termine dans la narine droite. Il est connecté au cerveau gauche.
  • Sushumna, où réside la Kundalini qui monte tout droit au centre de la moelle épinière entre Ida et Pingala.

Ida et Pingala se croisent en montant de chaque côté de la Sushumna de droite à gauche et de gauche à droite comme indiqué sur la photo ci-contre. Ces intersections sont au nombre de sept: les chakras qui sont des centres de réception, distribution et fabrication de prana et l’envoient là où il est nécessaire.

Ces chakras sont des centres d’énergie qui traversent le corps à l’horizontal et se situent au niveau des glandes endocrines du corps humain. Ils recueillent le prana et le transforment pour le répartir dans le corps humain via entre autres les glandes endocrines. Ces glandes endocrines constituent l’union entre notre structure spirituelle et notre structure physiologique.

Les glandes endocrines sécrètent des hormones qui se déversent dans la circulation sanguine et vont irriguer tous les organes et tous les systèmes du corps, en distribuant ainsi le prana. Les glandes endocrines s’expriment par le déversement dans notre sang d’hormones qui sont directement reliées à nos émotions et à nos états d’âme.

Un chakra dysfonctionnel influence la glande qui lui est associée et va transmettre cette dysfonction par un déversement hormonal dans le sang. Ce déversement hormonal va influencer tous les organes et systèmes du corps mais aussi va influencer notre psyché.

Tout se tient: nos structures énergétique, physique et psychique ne font qu’une. Il n’y a pas de séparation.

* * *

Nous avons 7 chakras principaux reliés directement à Sushumna, le nadi principal qui se situe dans la colonne vertébrale. Et des chakras secondaires qui sont en ligne directe avec les chakras principaux dont ils sont une continuité.

MULADHARA (chakra racine)/ l’enracinement

« Je me révolte donc je suis » (Albert Camus).

Chakras secondaires: hanches, genoux, chevilles, pieds, chacun des orteils et leurs articulations.

De couleur rouge, Muladhara est situé dans le coccyx et est relié directement au périnée, à l’anus, les os, le squelette, le sang. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les gonades. Il soutient tous les organes internes logés dans le bassin (colon).

Le chakra de la base prend son expansion dans les jambes qui deviennent nos racines terrestres. Ces racines passent à travers les jambes et entrent dans le sol à travers trois chakras secondaires situés sous les pieds et qui nous relient directement à la Terre.

Muladhara se nourrit à la Terre et nous permet de nous ancrer solidement dans notre physicalité et notre incarnation terrestre. Il nous permet une base forte sur laquelle établir notre « temple », notre corps, à partir de laquelle nous pouvons nous élever en toute sécurité.

SVADHISTHANA  (le chakra du hara) / le pouvoir

« La vie sans gaîté est une lampe sans huile » (Walter Scott).

De couleur orange, Svadhisthana est situé au centre du bassin, à 2 ou 3 cm en-dessous du nombril. Directement relié aux organes de la création, aux reins, au système urinaire, mais aussi à nos vertèbres lombaires. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les surrénales. C’est entre les deux reins que se situe notre réserve d’énergie vitale.

Le chakra du hara se trouve dans un lac vibratoire qui accueille la vie, nous relie à l’abondance, à la créativité dans l’action juste. Ce centre d’énergie est l’expression même de notre capacité de nous mouvoir énergiquement dans le monde, d’agir sur la vision, la mission, ce que nous sommes venus vivre sur Terre.

D’où l’importance de développer un hara souple et fort à la fois qui permet une action juste. Pensez aux experts en arts martiaux et à la façon dont ils utilisent leur force guerrière à travers le hara. Ils sont à la fois dans l’action et la non-action, dans la souplesse et la stabilité, dans la force et l’humilité. Ils sont dans l’action juste, dans l’Être.

MANIPURA (le plexus solaire) / les émotions

« La vraie valeur d’un homme se définit en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi » (Albert Einstein).

De couleur jaune, Manipura est situé dans le plexus solaire, entre le nombril et la base du sternum. Il est relié aux organes de la digestion dont le rôle est de transformer et de maintenir la vie: estomac, rate, foie, vésicule biliaire, mais il est aussi relié au diaphragme, le muscle de la respiration et aux six dernières vertèbres dorsales.  Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le pancréas.

Le plexus solaire est le siège de nos émotions et surtout de l’assimilation et la digestion de celles-ci. Lorsque l’on vit une émotion dans notre corps, les glandes endocrines vont déverser les hormones directement reliées à cette émotion et qui, via la circulation sanguine, va influencer nos organes et nos cellules, donc tout le mouvement de la vie en nous.
Les émotions sont l’énergie de la vie en mouvement. (En anglais: in motion, en mouvement). Nier ce mouvement, c’est nier la vie.

Lorsque l’émotion est vécue de façon naturelle par un être centré, ancré, cette émotion circule librement pendant quelques secondes puis le plexus solaire retrouve très rapidement son calme. L’émotion laisse simplement une infime trace hormonale et fait place aux prochains mouvements, aux prochaines émotions telle une vague, moment présent après moment présent.

Si les émotions ne sont pas vécues, elles se cristallisent. C’est la façon dont elles sont vécues qui fait qu’il y a “cristallisation” ou pas. Les émotions peuvent être retenues pendant quelques années dans le plexus et semer la destruction des organes internes.

Un plexus qui se sent constamment attaqué, qui vit des émotions non reconnues envoie alors un message de défense au système immunitaire qui s’épuise peu à peu, d’où les maladies immunitaires (accompagné bien souvent d’un épuisement des surrénales).

ANAHATA  (le chakra du coeur) / l’amour inconditionnel

« Aimez, aimez, tout le reste n’est rien » (Jean de la Fontaine)

Chakras secondaires: épaules, coudes, poignets, mains, doigts et leurs articulations.

De couleur verte, Anahata est situé entre le plexus solaire et la gorge. Relié au plexus cardiaque, aux poumons, aux six premières vertèbres dorsales. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le thymus dont le rôle est important, notamment chez les enfants, dans le développement de l’immunité.

Anahata fait le lien entre les chakras supérieurs et inférieurs. Il est le siège de l’amour inconditionnel, la compassion, l’altruisme, les sentiments humanitaires.

L’amour inconditionnel est l’une des plus grandes vertus qui est notre but à atteindre puisqu’il guérit tout, qu’il procure le vrai bonheur et nous sort de notre ego et de l’amour conditionnel qui lui est lié. L’amour est notre véritable nature et comme Rumi l’exprime si bien: « votre tâche est de ne pas chercher l’amour, mais plutôt de chercher et trouver toutes les barrières que vous avez contruites en vous et qui vous empêchent de le vivre ».

L’amour est la seule et unique force capable de tout résoudre en nous et autour de nous. L’amour est aussi la meilleure protection face aux agressions.

VISHUDDHI (le chakra de la gorge) / la communication

« Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste » (William Shakespeare).

De couleur bleu ciel, Vishuddhi est situé dans la gorge. Relié aux vertèbres cervicales, aux oreilles, sinus, nez, bouche. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec la thyroïde.

Vishuddhi gère tout ce qui touche à l’expression de soi, à la communication, la vérité, et à la purification.

D’où l’importance des mots que nous utilisons, la façon dont nous nous exprimons, et le but de nos paroles extérieures et intérieures. Comment nous exprimons-nous?

Vishuddhi permet de trouver sa voix et …. sa voie. La répétition de mantras (« la pensée qui sauve ») est essentielle pour la santé de ce chakra. Pour référence, lire mon blog post en cliquant sur le lien: le-monde-des-mantras

AJNA (le 3ème oeil) / la vision, la conscience

« Le grand péché du monde moderne, c’est le refus de l’invisible » (Julien Green).

De couleur bleu indigo, Ajna (ou Agna ou Agya) est situé entre les deux arcades sourcilières (le 3ème oeil). Le coeur du chakra est logé dans le centre du cerveau, là où se trouve la glande pinéale (ou épiphyse), appelée la perle bleue. Il correspond à l’intellect, l’intelligence, l’intuition, la clairvoyance. Sur le plan physiologique, ce chakra est en relation avec les yeux, le front, la partie postérieure du cerveau.

Ce chakra de la conscience prend ses racines dans le chakra de la couronne (Sahasrara). Ajna est le siège de la Divinité dans le corps physique. Il se nourrit des plans célestes mais aussi de l’énergie de base qui circule dans la sushumna.

Ajna est le point de rencontre entre l’intellect et la sagesse spirituelle. Il nous aide à accomplir notre mission dans l’incarnation présente. Il nous donne une vision élargie de la réalité terrestre, une vision divine, une vision céleste.

D’où ici l’importance de consciemment faire le choix de voir, de regarder le monde beau, juste, bon pour nous permettre d’élever et ouvrir notre vision. Cela ne veut pas dire ignorer le reste (ce qui n’est pas beau, juste et bon), mais plutôt de ne pas « tomber » dedans pour ne pas se mouvoir dans une énergie qui nous tire vers le bas.

SAHASRARA (le chakra de la couronne) / la porte du Ciel

« C’est l’Esprit qui mène le monde et non l’intelligence » (Antoine de Saint-Exupéry).

De couleur violette, Sahasrara est situé au sommet de la tête. Il est relié à la partie antérieure du cerveau et à la glande pituitaire, dans le centre du cerveau. De là s’élève le cône du chakra.

Sahasrara est le chakra de la communication céleste et de la communication intérieure. Sans ce chakra, il n’y a point de vie.

Comme nos racines terrestres qui passent à travers les jambes jusque sous les pieds et entrent dans le sol, nous avons nos racine célestes qui se dirigent à travers le cône du chakra vers les plans supérieurs de la conscience, s’élèvent et enveloppent trois autres chakras supérieurs au-dessus de la couronne et où se trouvent d’autres plans de conscience.

Sahasrara est la porte vers ces plans de conscience.

* * *

Selon les écoles et traditions, des différences existent pour ce qui est de la couleur des chakras, mais aussi des correspondances sur les plans physiques et glandulaires. Cela n’a pas grande importance en soi car les chakras s’influencent les uns les autres. L’important est de comprendre le système dans son ensemble.

Le Yoga – Hatha, Yin, et encore plus l’AromaYoga™ – travaille sur les chakras, ces roues d’énergie qui font le lien entre l’énergie du Ciel et l’énergie de la Terre. Ces pratiques nous permettent d’établir, ou de rétablir, un équilibre et de développer une santé optimale à tous les niveaux.

Om Shanti,

signature

 

 

Bibliographie: « Maître de ses chakras, maître de sa vie » Marie-Lise Labonté. « L’aromathérapie énergétique, guérir avec l’âme des plantes » Lydia Bosson. « Chakra Yoga » Anodea Judith. « L’harmonie des énergies » Michel Odoul.


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Le bonheur au travail? Et si on y faisait entrer le Yoga!

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Le Premier Ministre du Bhoutan déclarait  l’an dernier à l’ONU « notre planète a un besoin impérieux d’une économie qui soit au service du bien-être et du bonheur des êtres humains ». Ce petit pays est le seul au monde à avoir inscrit le bonheur de ses 700 000 habitants au cœur des politiques publiques et la Commission du Bonheur National Brut veille au grain. A noter tout de même que l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté une résolution qui fait du 20 mars la Journée Internationale du Bonheur.

Il est vrai que cette notion émanant d’un si petit pays a dû paraître un peu (très!) exotique et très éloignée du ‘produire toujours plus’. Et pourtant cette notion a fait son chemin et se propage de plus en plus.

Ainsi, depuis quelques années un nouveau métier a vu le jour dans la Silicon Valley et s’est exporté jusque dans nos entreprises françaises: Chief Happiness Officer ou CHO, le Directeur du Bonheur.

Merci au Bhoutan.

Il faut dire que toutes les études le confirment: augmenter le bonheur et le bien-être des employés, c’est bon pour le porte-monnaie de l’entreprise (et forcément de l’Etat!). Des employés heureux sont plus productifs, plus engagés, et ils restent. Pourquoi chercher ailleurs s’ils sont heureux là où ils sont! Et s’ils sont heureux, ils s’absentent moins.

Suite à un rapport Terra Nova (octobre 2016, INRS/Arts et Métiers Paris Tech, Gallup, Eurofound), le Parisien du 24 octobre titrait « La qualité de vie au travail, source de compétitivité. La compétitivité ne dépend pas seulement du coût du travail. Certaines enquêtes montrent que des conditions de travail favorables améliorent l’investissement des salariés et les performances économiques des entreprises ». Le bien-être des employés dépend de plusieurs facteurs: conditions et organisation du travail, autonomie et reconnaissance, dialogue social, ambiance et santé.

Voyons les chiffres: lorsque l’investissement au travail des employés est le plus fort, les entreprises récoltent une productivité 21% plus élevée, un absentéisme 37% plus faible, des accidents du travail 48% moins nombreux. En France, les effets du stress au travail représentent un manque à gagner pour l’économie de 2,3 à 3,3 millards d’euros. 1 € investi dans la prévention des risques pour la santé mentale, physique et sociale dans les entreprises génère 1 à 13 € d’économies (baisse d’absentéisme, hausse de productivité, etc.).

Alors le Yoga dans tout ça? Là aussi, toutes les études le disent: le Yoga rend heureux.

Les asanas (mouvements) défond les TCM (tensions musculo-squelettiques), soulage les tensions oculaires face aux écrans, corrige la posture, donne de l’énergie, aide la gestion des émotions et du stress par la simple respiration. Le Yoga en entreprise est un outil d’aide au bien-être, simple, concret, applicable immédiatement, qui vise à améliorer la qualité de vie au travail et la qualité de la présence au travail. L’apaisement du corps et du mental engendre un bien-être qui améliore la qualité relationnelle entre les employés.

Introduire le Yoga dans son entreprise, c’est donner l’image d’une entreprise responsable.

Tous les détails de ce service en cliquant ici.

Om Shanti,

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