Yoga with Anne

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Les fausses conceptions du Yoga

Il faut être flexible pour faire du Yoga

Qu’on se le dise une fois pour toute: on ne doit pas être flexible pour faire du Yoga. Cette discipline se pratique selon ses propres capacités, sans forcer. Cessons donc d’imaginer que les yogis sont des pretzels, ou qu’il faut être capable de mettre son pied derrière son cou et la tête en bas les pieds en haut pour faire du Yoga.

On débute souvent le yoga pour ses bénéfices physiques, améliorer sa force, son équilibre, sa souplesse, diminuer ses douleurs, autant d’atouts qui rendent les activités quotidiennes plus faciles à vivre dans notre corps. Cependant, après avoir découvert tous les bénéfices physiques du Yoga, les gens sentent les autres effets notamment sur leur système nerveux et ils continuent le Yoga pour cette même raison.

La philosophie du Yoga est basée sur 8 branches, dont une seule sur les asanas (postures). Tout le reste: yama, niyama, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi, sont des codes moraux et éthiques donnant des outils à appliquer dans tous les domaines de notre vie. Ces outils permettent de vivre mieux, être en bonne santé, positif, avoir de la compassion,  et ne pas se laisser mener par l’ego et les pensées négatives inutiles qui finissent par nous diriger si on leur laisse le champ libre.

Je suis trop nerveux et le Yoga, c’est mou

Si le Yoga n’est pas un sport, on y effectue un travail physique profond. Essayez les Salutations au Soleil (Surya Namaskar) et de tenir un Virrabhadrasana II, le Guerrier. Et vous apprécierez la ‘non mollesse’ du Yoga.

Et c’est justement parce que l’on est nerveux que l’on fait du Yoga. Respirer en conscience en passant d’une posture à l’autre focalise complètement les pensées. Le mental cesse alors d’être constamment balloté dans son monologue perpétuel. Le Yoga est une pratique du moment présent et du lâcher prise. Le système nerveux se calme. Il finit toujours par se calmer.

Et cet entraînement sur le tapis de Yoga n’y reste pas. A force de répétitions et assiduité, vous emportez ce que vous y apprenez à l’extérieur, dans votre vie quotidienne.

Le Yoga est une religion

Non. Le Yoga est une philosophie qui s’appuie sur des textes anciens qui défendent une éthique de vie, des valeurs et des principes de vie et des gens de toutes les religions le pratiquent.

Anjali Mudra avec les deux mains en prière devant son coeur n’est pas une prière. Il symbolise ce qu’est le Yoga: l’union, l’harmonie, l’équilibre des contraires et un recentrage: la droite et la gauche, le blanc et le noir, le yin et le yang.

Le mantra Om, ou AUM, entonné dans les cours signifie la création, ou le son primordial. « Au début, il y eut le verbe », les yogis disent qu’il y eut une onde, un son: le OM. Il représente le commencement, le présent, et la fin. Il représente le Tout.

Ainsi prononcer le mantra OM nous invite à nous recontacter à notre origine et au Tout, à l’Être Suprême, à l’Univers.

Le Yoga, c’est cher

Une carte annuelle (2 cours/semaine) de 240 euros (avec le Club Sportif Braytois) met le cours à environ 4 euros pour un cours qui vaut en réalité 20 euros à Paris, voir plus. Rappelons que nous sommes en Ile de France. Qui dit mieux?

Et je précise que devenir professeur de Yoga ne s’improvise pas. Ce sont des milliers d’heures de formation, des diplômes, certifications, ateliers de toutes sortes (tout cela est onéreux) que les professeurs accumulent au fil des années et qu’ils doivent financer eux-mêmes.

 

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

 

 

 

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Yoga et sport: le duo gagnant

 

Quelque soit le sport pratiqué, que ce soit juste pour vous maintenir en forme, pour suivre les recommendations de votre médecin, ou pour suivre un programme d’entraînement précis, courbatures, tensions, raideurs, si ce n’est blessures, peuvent mettre le meilleur sportif amateur ou chevronné ‘sur le carreau’ pendant un certain temps. Cela va sans dire, le moral et la motivation en prennent un coup. Il faut alors une bonne dose de courage pour (re)chausser ses baskets.

Si des athlètes de haut niveau comme Guillaume Néry, champion du monde d’apnée, Novak Djokovic et Andy Murray, tennismen bien connus, des rugbymen anglais et australiens, font du yoga, pourquoi pas vous?

Le Yoga étire et ouvre le corps (et le mental) comme aucune autre pratique

Si les sportifs incluent toujours quelques minutes de stretching dans leur pratique, voire des séances entières de stretching, les étirements sont maintenus quelques secondes. En Yoga, ces étirement sont particulièrement profonds et les postures s’enchaînent dans un ordre bien précis pour créer un équilibre et une harmonie de tous les systèmes (nerveux, respiratoire, circulatoire etc). Tous les muscles sont mobilisés, y compris les ‘nouveaux’ muscles qui n’ont peut-être jamais été sollicités auparavant. Par l’utilisation du poids de son corps et le maintien des postures, un gainage et une tonification musculaires s’opèrent naturellement.

Une séance de yoga, c’ est comme une bonne séance d’ostéopathie, dixit mes élèves (je dirais plutôt que c’est un complément). Les nombreuses postures permettent de mobiliser la colonne vertébrale, et tout le corps, dans tous les sens. Ce travail prévient les problèmes de dos (sciatique, hernie discale, lombalgie…) et participe à la prévention des douleurs articulaires, voire des blessures.

Si le but est donc l’amélioration de sa flexibilité et de sa mobilité, toutes les postures et étirements se font de façon « yogique »:  tous les mouvements s’accompagnent de la respiration. Le développement de la capacité respiratoire, de la concentration, le calme mental et une meilleure conscience de son schéma corporel sont les « cerises sur le gâteau ».

La respiration

C’est là que se situe la différence entre le Yoga et toutes les autres pratiques d’étirement: le Yoga comporte une (ré)éducation respiratoire essentielle pour le sportif. La cage thoracique, le diaphragme et tous les muscles respirateurs sont sollicités. La capacité respiratoire augmente et s’améliore de façon notoire. La posture se corrige. Tous les mouvements sont effectués avec la respiration. Les postures sont tenues grâce à la respiration. Et cet enseignement respiratoire effectué sur le tapis de Yoga peut ensuite être utilisé dans sa pratique sportive pour améliorer sa performance, et sa qualité de vie en général.

La respiration apporte un rythme qui calme le mental et force la concentration. Ce recentrage apporte une meilleure conscience du corps. Et comme tout, c’est la ré-pé-ti-tion qui paie. Peu à peu, la respiration se fait plus facile. Le mental se discipline. Il court un peu moins dans tous les sens.

Et l’on connaît bien l’importance du mental pour le sportif. C’est souvent lui qui fait la différence et va donner l’élan pour (re)chausser ses baskets, sortir de la chaleur de chez soi pour aller à son cours ou son entraînement dans la nuit en plein hiver, à franchir la ligne d’arrivée, à pousser 5kg de plus sur la barre, à courir un peu loin, à nager un peu plus loin. A s’améliorer tout simplement.

La relaxation

Partie intégrante du Yoga et effectuée en fin de session, une relaxation profonde s’installe et permet à l’être dans son entier d’intégrer tout le travail accompli pendant la séance. Cette détente répétée à chaque cours entraîne le corps et le mental à lâcher prise. Cet entraînement répété au lâcher prise paie: on finit par l’appliquer dans sa vie.

Le Yin Yoga

Si le Hatha Yoga est une forme de Yoga dynamique et est indiqué dans tous les cas, le Yin Yoga est une forme de Yoga plus passif particulièrement recommendé pour les sportifs. Les postures y sont effectuées essentiellement au sol et sont tenues un minimum de 3 à 6 minutes, et ce dans une détente totale. C’est cette détente qui va permettre d’aller beaucoup plus loin dans les étirements non seulement des muscles mais aussi des fascias. Le Yin Yoga permet d’agir au niveau des articulations sur lesquelles on applique une pression (à ne pas confondre avec ‘compression’) qui est thérapeutique dans bien des cas.

La détente corporelle étant profonde, le mental et le système nerveux suivent automatiquement et le bien-être ressenti est alors unique (et addictif….).

Un peu plus sur le Yin Yoga ici.

 

Sportifs, contactez moi pour ateliers et cours adaptés à vos besoins spécifiques.

A bientôt sur le tapis.

Om Shanti,

 

 

 


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Yoga et santé font bon (très bon) ménage

La sagesse populaire le dit: il vaut mieux prévenir que guérir.

Partout en France, un phénomène inquiétant apparaît : la désertification des médecins généralistes. Et ce phénomène n’est pas prêt de se ralentir, bien au contraire.

« Cette problématique soulève la désaffection grandissante à l’égard de la médecine générale, une des spécialités les plus impactées (-8,4 % de généralistes sur 2007-2016). Malgré une répartition relativement diffuse sur tout le territoire, cette spécialité enregistre pourtant une « baisse inquiétante et inexorable » des effectifs et ce, dans la quasi-totalité des départements français (à l’exception de la Loire-Atlantique et la Savoie). Selon l’Ordre des médecins, ce déclin pourrait se poursuivre jusqu’en 2025 avec la perte d’un quart d’entre eux. » (cliquez ici pour lire tout l’article).

Il est utile, urgent, de penser et d’agir autrement.

Une solution? Pratiquer la PRÉVENTION.

Le Yoga, cette science vieille de plusieurs millénaires, représente un outil de prévention et de bien-être essentiel et simple.

Je rappelle les bienfaits nombreux du Yoga qui:

  • Améliore et corrige la posture.
  • Diminue les TMS (troubles musculo-squelettiques): lombalgies, tensions oculaires face aux écrans, migraines.
  • Sculpte et tonifie la silhouette de façon naturelle (et sans courbatures).
  • Augmente la force du corps, la souplesse des muscles et tissus, et la mobilité des articulations.
  • Équilibre et harmonise le corps, le mental et l’esprit.
  • Accroît la concentration du mental, la stabilité émotionnelle et la tranquillité de l’esprit.
  • Améliore les fonctions des systèmes respiratoire, circulatoire, digestif et hormonal.
  • Favorise la circulation du sang et des autres liquides du corps.
  • Purifie et nettoie les organes.
  • Réduit considérablement les effets associés à l’insomnie, la dépression, la nervosité, le stress et l’anxiété.

Le Yoga est THÉ-RA-PEU-TI-QUE.

* * *

N’attendez pas d’aller « bien » pour faire du Yoga. C’est justement lorsque l’on ne va pas bien que l’on en fait. Les effets de la pratique se font sentir immédiatement. Vous arrivez au cours « pas bien », vous ressortez du cours « bien ».

N’attendez pas d’être flexible pour faire du Yoga. C’est justement parce que l’on n’est pas flexible que l’on fait du Yoga. La flexibilité constitue une « cerise sur le gâteau » puisqu’elle vient doucement et s’installe dans le corps sans que vous vous en rendiez compte.

N’attendez pas de ne plus être agité ou de ne plus être anxieux pour faire du Yoga. C’est justement et surtout parce que l’on est agité et anxieux que l’on pratique le Yoga. Les cours possèdent un savant mélange de dynamisme et de pratiques calmantes. Ils deviennent des bulles de bien-être où vous êtes en mesure d’être complètement en accord avec vous-même. Indéniablement, le mental ralentit son blabla incessant.

N’hésitez pas à vous offrir ce cadeau. Parce qu’il est important de faire de la prévention, de garder une santé optimale, ou d’améliorer un état de santé (avec bien entendu l’accord de son médecin).

Le Yoga permet tout simplement d’être bien, d’être mieux, à tous les niveaux. Avec soi et avec les autres.

Om Shanti,

 

(Photo Huffington Post)


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Yoga Intensive: lorsque le Yoga devient votre outil

Les témoignages le confirment. Les pratiquants de yoga (tous) le disent: « je me sens mieux depuis que je fais du Yoga », » je bouge mieux », « mon dos va mieux », « ma posture s’améliore » (les « bosses » diminuent nettement, voire disparaissent), « je peux me baisser pour ramasser mes chaussettes et je ne perds plus l’équilibre en enfilant mon pantalon! » (dixit un de mes élèves), « mon moral est meilleur », « je dors mieux », « je réfléchis mieux », etc. (cliquez ici pour lire ma page « témoignages« ).

Le Yoga fait définitivement partie de la prévention en matière de bien-être et de santé. La sagesse populaire ne le dit-elle pas? « Mieux vaut prévenir que guérir ».

D’ailleurs, à l’instar d’autres pays, les cours de Yoga devraient systématiquement être prescrits par le corps médical (et donc être remboursés).

Une semaine de ‘Yoga Intensive’ (comprendre ‘intensif’ dans le sens de régularité, et non d’intensité) permet d’installer une pratique régulière dans son quotidien.

Installer une pratique régulière, c’est créer une nouvelle habitude. Créer une nouvelle habitude, c’est au début un petit effort à faire. L’effort payant toujours, il devient vite seconde nature. Et cette seconde nature devient un besoin.

Les résultats ne se font pas attendre: un mieux-être général, une meilleure santé.

C’est ainsi que le Yoga devient votre ‘O.A.B’, votre Outil d’Aide au Bien-être, votre outil de prévention.

Cette pratique de yoga répétée sur plusieurs jours va entraîner un ‘nettoyage’ que vous pouvez choisir d’accompagner. Par exemple: boire davantage d’eau, alléger votre prise de certains aliments dits toxiniques (viandes, chocolat, sucre en général, café…), aller au lit de bonne heure (vous devrez vous lever tôt pour commencer le cours à 6h15!), lire des écrits/livres qui vous inspirent, écouter de la musique qui vous élève.

Un ‘Yoga Intensive’ créée une parenthèse de bien-être dans la vie et la routine quotidienne. S’offrir cette pratique, c’est se faire un cadeau, c’est prendre soin de soi, c’est se traiter comme vous traiteriez quelqu’un que vous aimez profondément, c’est se mettre tout en haut de la liste. Car personne d’autre que vous ne peut le faire.

Et quoi de plus sympathique que de faire cet effort avec d’autres qui, comme vous, sont sur le même chemin. Et partager ensuite autour d’une tasse de thé après le cours.

A bientôt sur le tapis,

Om Shanti,

 

 


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Être bien dans son Yoga

Une élève m’a contacté récemment, exprimant sa frustration car elle ne parvient pas à faire Adho Mukha Svanasana, le chien tête en bas, appelé encore la pyramide. Et que les chats affectionnent particulièrement aussi. Elle voulait savoir si elle pouvait vraiment faire du Yoga si elle ne pouvait pas faire ce qu’elle perçoit comme une pose essentielle et basique.

En lisant son message, je me suis souvenue de toutes les fois où je me suis sentie découragée, frustrée, voire « nulle » parce que je ne parvenais pas à faire telle ou telle posture, alors que d’autres y paraissaient tout à fait à l’aise.

Une discussion avec mon mentor* de l’époque m’est alors revenue. J’arrive ce jour là à mon rendez-vous de mentoring frustrée, découragée, l’humeur maussade, triste. Mon examen pour le professorat de Yoga est dans quelques mois. Je ne me sens pas à la hauteur. « Qu’est-ce qui ne va pas? » me dit-il. « Je ne parviens pas à faire telle et telle postures. Comment vais-je pouvoir enseigner? ». Il me répond: « sais-tu que tu peux obtenir les mêmes bénéfices dans d’autres postures? Plus simples et moins challenging pour le corps? ».

La lumière au bout du tunnel étroit et obscurci de mon mental égotique m’apparut alors.

S’en sont suivies deux périodes, celle de l’acceptation de mes limitations physiques (voire mentales) et celle où j’ai cessé de me comparer aux autres. Surtout à celles qui, avec un corps de danseuse mettent la jambe derrière la tête.

Presque tous les pratiquants de Yoga passent par là, plus ou moins. Nous ne pouvons nous empêcher de nous comparer aux autres, plus flexibles ou moins flexibles. Nous n’osons pas entonner le Om parce que « ma voix est moche », « je chante faux ». Je ne me sens pas très bien accueilli au cours. Je ne me sens pas à ma place. Je ne fais pas bien ci ou ça… et la liste peut continuer ainsi.

Avez-vous déjà ressenti cela? C’est un sentiment qui décourage beaucoup de gens – et les empêche même de pratiquer le yoga.

L’idée que l’on se fait du Yoga est souvent celle de la couverture des magazines ou des nombreuses photos de Yoga circulant sur internet. Une femme jeune, plutôt fine, est photographiée dans une posture difficile. Elle y paraît tout à fait à l’aise, un grand sourire sur les lèvres. La réalité: soit la nature l’a doté d’un corps particulièrement flexible, ou, elle est ou était, gymnaste et/ou danseuse. Autant dire une très fine minorité de la population. Une exception à la règle. La réalité du reste de la population est la suivante: les structures physiques imposent des limitations. Nous n’avons pas les mêmes os. Certains ont des têtes de fémur enfoncées profondément dans l’articulation des hanches et d’autres non, ce qui entraîne forcément des différences dans la position du corps dans les postures. D’autres ont des soucis de santé. D’autres ont des rondeurs. D’autres ont eu des blessures diverses dans leur corps. Etc etc etc… Rien de tout cela n’empêche de faire du yoga. On adapte, on modifie, c’est tout.

Pour revenir à notre Svanasana/chien tête en bas. S’il n’est pas faisable sous sa forme traditionnelle, la question est de savoir comment obtenir ses avantages d’une manière qui fonctionne pour vous (car c’est ce qui compte vraiment!). C’est cela le Yoga. On l’adapte au corps et non le contraire. Svanasana peut se faire avec une chaise, contre un mur, on peut garder les genoux sur le sol et s’étirer dans la posture du chiot. Si le problème se pose au niveau d’une ou des deux épaules, on va trouver une posture qui va étirer les ishios jambiers (arrière des jambes), la colonne vertébrale et les muscles du dos (voir ci-dessous). Et le tour est joué!

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

* Michael de Manincor, Directeur du Yoga Institute à Sydney, ancien Président de Yoga Australia, fondateur de la Yoga Foundation.


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Le monde des chakras

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On ne peut pas parler des chakras sans aborder un peu le Prana, l’énergie vitale. Le Prana est partout, dans la nourriture que nous absorbons, dans l’air que nous respirons. Le Prana est distribué dans le corps à toutes nos cellules et organes à travers un réseau de 72000 nadis appelés également les chemins de la Conscience. Imaginez un réseau routier fait de petits et grands chemins, rues, routes et autoroutes qui traversent le corps et sur lesquels circule le Prana. Si un chemin est encombré ou boueux, la circulation ne se fait pas aisément. S’il y a un bouchon, la circulation ralentit voire s’arrête.

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Il y a trois autoroutes principales, ou trois nadis majeurs, qui gouvernent tout ce réseau et qui se situent au niveau de la colonne vertébrale, dont voici les caractéristiques principales:

  • Ida: énergie lunaire, féminine, polarité négative, de nature froide. Ida débute à gauche à la base de la colonne vertébrale, et finit sa course dans la narine gauche. Il est connecté au cerveau droit.
  • Pingala, énergie solaire, masculine, polarité positive, de nature chaude. Pingala débute à droite de la colonne vertébrale, se termine dans la narine droite. Il est connecté au cerveau gauche.
  • Sushumna, où réside la Kundalini qui monte tout droit au centre de la moelle épinière entre Ida et Pingala.

Ida et Pingala se croisent en montant de chaque côté de la Sushumna de droite à gauche et de gauche à droite comme indiqué sur la photo ci-contre. Ces intersections sont au nombre de sept: les chakras qui sont des centres de réception, distribution et fabrication de prana et l’envoient là où il est nécessaire.

Ces chakras sont des centres d’énergie qui traversent le corps à l’horizontal et se situent au niveau des glandes endocrines du corps humain. Ils recueillent le prana et le transforment pour le répartir dans le corps humain via entre autres les glandes endocrines. Ces glandes endocrines constituent l’union entre notre structure spirituelle et notre structure physiologique.

Les glandes endocrines sécrètent des hormones qui se déversent dans la circulation sanguine et vont irriguer tous les organes et tous les systèmes du corps, en distribuant ainsi le prana. Les glandes endocrines s’expriment par le déversement dans notre sang d’hormones qui sont directement reliées à nos émotions et à nos états d’âme.

Un chakra dysfonctionnel influence la glande qui lui est associée et va transmettre cette dysfonction par un déversement hormonal dans le sang. Ce déversement hormonal va influencer tous les organes et systèmes du corps mais aussi va influencer notre psyché.

Tout se tient: nos structures énergétique, physique et psychique ne font qu’une. Il n’y a pas de séparation.

* * *

Nous avons 7 chakras principaux reliés directement à Sushumna, le nadi principal qui se situe dans la colonne vertébrale. Et des chakras secondaires qui sont en ligne directe avec les chakras principaux dont ils sont une continuité.

MULADHARA (chakra racine)/ l’enracinement

« Je me révolte donc je suis » (Albert Camus).

Chakras secondaires: hanches, genoux, chevilles, pieds, chacun des orteils et leurs articulations.

De couleur rouge, Muladhara est situé dans le coccyx et est relié directement au périnée, à l’anus, les os, le squelette, le sang. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les gonades. Il soutient tous les organes internes logés dans le bassin (colon).

Le chakra de la base prend son expansion dans les jambes qui deviennent nos racines terrestres. Ces racines passent à travers les jambes et entrent dans le sol à travers trois chakras secondaires situés sous les pieds et qui nous relient directement à la Terre.

Muladhara se nourrit à la Terre et nous permet de nous ancrer solidement dans notre physicalité et notre incarnation terrestre. Il nous permet une base forte sur laquelle établir notre « temple », notre corps, à partir de laquelle nous pouvons nous élever en toute sécurité.

SVADHISTHANA  (le chakra du hara) / le pouvoir

« La vie sans gaîté est une lampe sans huile » (Walter Scott).

De couleur orange, Svadhisthana est situé au centre du bassin, à 2 ou 3 cm en-dessous du nombril. Directement relié aux organes de la création, aux reins, au système urinaire, mais aussi à nos vertèbres lombaires. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les surrénales. C’est entre les deux reins que se situe notre réserve d’énergie vitale.

Le chakra du hara se trouve dans un lac vibratoire qui accueille la vie, nous relie à l’abondance, à la créativité dans l’action juste. Ce centre d’énergie est l’expression même de notre capacité de nous mouvoir énergiquement dans le monde, d’agir sur la vision, la mission, ce que nous sommes venus vivre sur Terre.

D’où l’importance de développer un hara souple et fort à la fois qui permet une action juste. Pensez aux experts en arts martiaux et à la façon dont ils utilisent leur force guerrière à travers le hara. Ils sont à la fois dans l’action et la non-action, dans la souplesse et la stabilité, dans la force et l’humilité. Ils sont dans l’action juste, dans l’Être.

MANIPURA (le plexus solaire) / les émotions

« La vraie valeur d’un homme se définit en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi » (Albert Einstein).

De couleur jaune, Manipura est situé dans le plexus solaire, entre le nombril et la base du sternum. Il est relié aux organes de la digestion dont le rôle est de transformer et de maintenir la vie: estomac, rate, foie, vésicule biliaire, mais il est aussi relié au diaphragme, le muscle de la respiration et aux six dernières vertèbres dorsales.  Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le pancréas.

Le plexus solaire est le siège de nos émotions et surtout de l’assimilation et la digestion de celles-ci. Lorsque l’on vit une émotion dans notre corps, les glandes endocrines vont déverser les hormones directement reliées à cette émotion et qui, via la circulation sanguine, va influencer nos organes et nos cellules, donc tout le mouvement de la vie en nous.
Les émotions sont l’énergie de la vie en mouvement. (En anglais: in motion, en mouvement). Nier ce mouvement, c’est nier la vie.

Lorsque l’émotion est vécue de façon naturelle par un être centré, ancré, cette émotion circule librement pendant quelques secondes puis le plexus solaire retrouve très rapidement son calme. L’émotion laisse simplement une infime trace hormonale et fait place aux prochains mouvements, aux prochaines émotions telle une vague, moment présent après moment présent.

Si les émotions ne sont pas vécues, elles se cristallisent. C’est la façon dont elles sont vécues qui fait qu’il y a “cristallisation” ou pas. Les émotions peuvent être retenues pendant quelques années dans le plexus et semer la destruction des organes internes.

Un plexus qui se sent constamment attaqué, qui vit des émotions non reconnues envoie alors un message de défense au système immunitaire qui s’épuise peu à peu, d’où les maladies immunitaires (accompagné bien souvent d’un épuisement des surrénales).

ANAHATA  (le chakra du coeur) / l’amour inconditionnel

« Aimez, aimez, tout le reste n’est rien » (Jean de la Fontaine)

Chakras secondaires: épaules, coudes, poignets, mains, doigts et leurs articulations.

De couleur verte, Anahata est situé entre le plexus solaire et la gorge. Relié au plexus cardiaque, aux poumons, aux six premières vertèbres dorsales. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le thymus dont le rôle est important, notamment chez les enfants, dans le développement de l’immunité.

Anahata fait le lien entre les chakras supérieurs et inférieurs. Il est le siège de l’amour inconditionnel, la compassion, l’altruisme, les sentiments humanitaires.

L’amour inconditionnel est l’une des plus grandes vertus qui est notre but à atteindre puisqu’il guérit tout, qu’il procure le vrai bonheur et nous sort de notre ego et de l’amour conditionnel qui lui est lié. L’amour est notre véritable nature et comme Rumi l’exprime si bien: « votre tâche est de ne pas chercher l’amour, mais plutôt de chercher et trouver toutes les barrières que vous avez contruites en vous et qui vous empêchent de le vivre ».

L’amour est la seule et unique force capable de tout résoudre en nous et autour de nous. L’amour est aussi la meilleure protection face aux agressions.

VISHUDDHI (le chakra de la gorge) / la communication

« Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste » (William Shakespeare).

De couleur bleu ciel, Vishuddhi est situé dans la gorge. Relié aux vertèbres cervicales, aux oreilles, sinus, nez, bouche. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec la thyroïde.

Vishuddhi gère tout ce qui touche à l’expression de soi, à la communication, la vérité, et à la purification.

D’où l’importance des mots que nous utilisons, la façon dont nous nous exprimons, et le but de nos paroles extérieures et intérieures. Comment nous exprimons-nous?

Vishuddhi permet de trouver sa voix et …. sa voie. La répétition de mantras (« la pensée qui sauve ») est essentielle pour la santé de ce chakra. Pour référence, lire mon blog post en cliquant sur le lien: le-monde-des-mantras

AJNA (le 3ème oeil) / la vision, la conscience

« Le grand péché du monde moderne, c’est le refus de l’invisible » (Julien Green).

De couleur bleu indigo, Ajna (ou Agna ou Agya) est situé entre les deux arcades sourcilières (le 3ème oeil). Le coeur du chakra est logé dans le centre du cerveau, là où se trouve la glande pinéale (ou épiphyse), appelée la perle bleue. Il correspond à l’intellect, l’intelligence, l’intuition, la clairvoyance. Sur le plan physiologique, ce chakra est en relation avec les yeux, le front, la partie postérieure du cerveau.

Ce chakra de la conscience prend ses racines dans le chakra de la couronne (Sahasrara). Ajna est le siège de la Divinité dans le corps physique. Il se nourrit des plans célestes mais aussi de l’énergie de base qui circule dans la sushumna.

Ajna est le point de rencontre entre l’intellect et la sagesse spirituelle. Il nous aide à accomplir notre mission dans l’incarnation présente. Il nous donne une vision élargie de la réalité terrestre, une vision divine, une vision céleste.

D’où ici l’importance de consciemment faire le choix de voir, de regarder le monde beau, juste, bon pour nous permettre d’élever et ouvrir notre vision. Cela ne veut pas dire ignorer le reste (ce qui n’est pas beau, juste et bon), mais plutôt de ne pas « tomber » dedans pour ne pas se mouvoir dans une énergie qui nous tire vers le bas.

SAHASRARA (le chakra de la couronne) / la porte du Ciel

« C’est l’Esprit qui mène le monde et non l’intelligence » (Antoine de Saint-Exupéry).

De couleur violette, Sahasrara est situé au sommet de la tête. Il est relié à la partie antérieure du cerveau et à la glande pituitaire, dans le centre du cerveau. De là s’élève le cône du chakra.

Sahasrara est le chakra de la communication céleste et de la communication intérieure. Sans ce chakra, il n’y a point de vie.

Comme nos racines terrestres qui passent à travers les jambes jusque sous les pieds et entrent dans le sol, nous avons nos racine célestes qui se dirigent à travers le cône du chakra vers les plans supérieurs de la conscience, s’élèvent et enveloppent trois autres chakras supérieurs au-dessus de la couronne et où se trouvent d’autres plans de conscience.

Sahasrara est la porte vers ces plans de conscience.

* * *

Selon les écoles et traditions, des différences existent pour ce qui est de la couleur des chakras, mais aussi des correspondances sur les plans physiques et glandulaires. Cela n’a pas grande importance en soi car les chakras s’influencent les uns les autres. L’important est de comprendre le système dans son ensemble.

Le Yoga – Hatha, Yin, et encore plus l’AromaYoga™ – travaille sur les chakras, ces roues d’énergie qui font le lien entre l’énergie du Ciel et l’énergie de la Terre. Ces pratiques nous permettent d’établir, ou de rétablir, un équilibre et de développer une santé optimale à tous les niveaux.

Om Shanti,

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Bibliographie: « Maître de ses chakras, maître de sa vie » Marie-Lise Labonté. « L’aromathérapie énergétique, guérir avec l’âme des plantes » Lydia Bosson. « Chakra Yoga » Anodea Judith. « L’harmonie des énergies » Michel Odoul.


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La pratique quotidienne

De nombreuses recherches démontrent désormais les bénéfices du Yoga à tous les niveaux de notre être: physique, mental, émotionnel, voire spirituel. De plus en plus d’articles paraissent sur le sujet dans les magazines et les journaux. Et puis,  je ne cesse de le répèter!

Lorsque vous venez faire un cours de Yoga, vous en ressortez détendu, déstressé, la vie tout à coup prend une autre allure plus belle et plus légère, le mental galopant est apaisé. Le corps qui ne pouvait s’allonger entièrement sur le tapis en début de séance sans l’aide de coussins sous les genoux, se retrouve confortablement à plat à la fin du cours. Les douleurs se sont apaisées ou ont disparu. La respiration est aisée. Vous parvenez à vous relaxer profondément voire à vous endormir.

Cependant, comment renforcer ces effets positifs et comment les prolonger dans le temps? Comment développer la motivation et la discipline pour une pratique quotidienne?

Essayez le « rituel matinal ».

Le réveil

Mettez votre réveil à sonner un peu plus tôt pour vous permettre de prendre votre temps et de commencer votre journée en douceur. Etirez vous, desserrez les mâchoires. Asseyez vous doucement sur le bord du lit. Etirez vos bras devant vous et au-dessus de la tête. Soyez dans l’accueil de tout votre être.

Si cela est possible, essayez de vous réveiller ‘naturellement’ en laissant entrer la lumière naturelle de l’extérieur dans votre chambre. Plus facile pendant les mois d’été dans notre hémisphère nord, il est cependant possible en hiver d’utiliser un simulateur d’aube qui permet une synchronisation de l’horloge biologique.

L’hydratation matinale

Au lever, prenez l’habitude de vous nettoyer la bouche (la langue avec un gratte langue et les dents) avant de boire une grande tasse d’eau chaude additionnée d’un jus de citron. Votre système digestif vous remerciera (surtout le foie qui adore le citron!).

On est positif… positif… positif…garden

Alors que vous vous apprêtez dans votre salle de bains, regardez vous dans le miroir, souriez et dites quelque chose de positif comme: ‘je me sens plein(e) d’énergie aujourd’hui », « ma vie est remplie de bon, juste et beau et quoiqu’il se passe aujourd’hui, je vois ce bon, juste et beau ». Le cerveau enregistre tout ce que vous dites et pensez, votre être entier -jusqu’à vos cellules- devient ce que vous pensez, ce que vous croyez. Plus vos pensées se concentrent sur du positif, plus vous devenez positif. Et c’est là que les choses deviennent magiques: vous contaminez tous ceux qui se trouvent sur votre chemin.

A vos tapis!

Pour obtenir encore davantage de résultats et d’effets positifs sur votre vie quotidienne, instaurez une pratique de Yoga simple. Demandez conseil pour créer une séquence individualisée qui correspond à vos besoins spécifiques. Une séquence (10 minutes suffisent) avec quelques asanas (postures) simples accompagnées de respirations conscientes apporteront un réel bénéfice sur la qualité de votre vie au niveau physique, mental et émotionnel.

Ces quelques petits changements sont très simples à mettre en place et deviendront vite une habitude. Vous serez  surpris de l’effet qu’ils auront sur votre quotidien!

 

 

Om Shanti,

 

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