Yoga with Anne

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Le chat et la yogini

Chaque jour pendant plusieurs années j’empruntais un ferry pour me rendre au travail. Chaque jour je remerciais pour la beauté et la magnificence qui s’offraient à mes yeux: la baie de Sydney.

A force de remercier, la vie offre des cadeaux.

Je vivais alors au rez de chaussée d’un petit immeuble entouré d’arbres et de verdure. Un jour que je rentrais chez moi, j’aperçois un chat. Il me voit, me jauge, disparaît. Le lendemain, je suis devant ma porte d’entrée. Il apparaît, ronronne, se frotte à mes mollets. Je demande à mes voisins mais ce chat ne semble appartenir à personne. Il traîne dans et autour de l’immeuble depuis quelque temps déjà. Le jour suivant, le chat est là. Je lui ouvre la porte. Il fait le tour de l’appartement, mange et sort par le balcon pour disparaître dans la verdure. Même scénario les deux jours suivants. Le troisième jour, il reste.

Mais le Chat est-il un môsieur ou une dame? PetiteChat, féminin yin associé au masculin yang, lui sied à merveille. PetiteChat donc est joueur, chasseur, guerrier, plein de vie. Il rapporte fièrement ses trophés sur le balcon. Il garde férocement son territoire, fait face en poussant des miaulements de bête sauvage au ‘gros chat noir’ d’à côté.

A chat exceptionnel, nourriture exceptionnelle. Les meilleures croquettes du monde, de marque canadienne, bio bien entendu, ainsi qu’un joli panier tout douillet sont choisis pour la bête. PetiteChat s’installe dans ma vie. Les mois se suivent. Un jour je remarque qu’il ne se tient pas bien sur ses pattes arrières. Quelque chose ne va pas. Le vétérinaire local ne trouve cependant rien d’anormal.

Un voyage urgent vers la France m’oblige à le confier à Sandra, gérante d’une « Cattery » où les chats sont rois. Elle vérifie la nourriture apportée et c’est alors qu’elle révèle le scandale. Un lot entier de croquettes canadiennes a subi une erreur humaine d’irradiation à l’entrée du pays (nota: toutes les denrées alimentaires sont irradiées aux frontières). Un taux anormal de rayons entraînant une réaction chimique à l’intérieur des paquets a empoisonné les croquettes. Les chats atteints, meurent ou restent paralysés. Elle promet de s’occuper de PetiteChat du mieux qu’elle peut pendant mes trois semaines d’absence.

Au retour, c’est Anthony, le lanceur d’alerte au sujet des croquettes incriminées et vétérinaire hors norme, qui va s’occuper de PetiteChat. Dans sa boîte à outils magique, outre l’acupuncture, il utilise des plantes, des compléments alimentaires et beaucoup d’amour. L’état de PetiteChat empire d’abord et il se paralyse de plus en plus. Mais il mange. Ses yeux pétillent. Il a décidé de se battre et je le suis dans son combat. Après des semaines de traitement, Anthony parvient à le sauver mais dans la bataille, PetiteChat perd l’usage de ses pattes arrières.

S’ensuit une période de réapprentissage de la vie et d’une nouvelle façon de se mouvoir.

Le système immunitaire grièvement atteint, PetiteChat reste fragile. Dans les mois et années qui suivent, il manque de perdre la vie à plusieurs reprises. Lors d’un épisode pendant lequel son petit corps semble le lâcher à nouveau, je lui montre les arbres, la verdure, je lui dis que c’est ok, il peut partir, passer de l’autre côté du voile. Là, il pourra courir, chasser, et être le guerrier qu’il est, en toute liberté. Il me grogne dessus. PetiteChat refuse toujours de partir.

Le guerrier chasseur est devenu dépendant, peureux, mais tellement plein d’amour. Je le surveille. Je le soigne de façon constante. Je reste près de lui des nuits entières parfois. J’utilise la magie des huiles essentielles, je le nourris avec de la nourriture vraie (et non un succédanné). J’admire la ténacité de cette petite bestiole, son courage et sa capacité à s’adapter à ses nouvelles circonstances de vie.

Le temps passe. Ma vie prend soudain un nouveau tournant. Je dois partir. Je vais quitter ma petite bestiole d’amour. Impossible de l’emmener. Sa santé ne lui permet pas de supporter un si long voyage. Je lui parle. Je lui explique. Le jour de mon départ, comme un fou il miaule près de la porte. Mon coeur se brise. Le coffre de ma voiture se ferme mystérieusement à clef à trois reprises alors que j’essaie d’y déposer mes affaires.

Je pars.

Je sais qu’il ne restera pas.

Sept jours plus tard, PetiteChat perd sa dernière bataille.

Le lendemain, sur un présentoir de cartes en tous genres, je trouve cette carte (ci-dessus).

Je n’ai jamais eu aucun doute: PetiteChat m’avait choisi. Un de mes plus grands professeurs, il m’a enseigné la compassion, l’empathie, la patience. Il m’a fait travailler et développer d’arrache-pied mon intuition. C’est en le soignant que j’ai pris la décision de changer de cap professionnel dans ma vie.

* * *

J’ai toujours aimé les animaux. Ceux qui me connaissent depuis l’enfance se souviennent peut-être de La Mésange Bleue, petite association SPA locale que j’avais créée pour la défense des animaux. Mais PetiteChat m’a fait franchir un autre cap. Il m’a fait comprendre que les animaux ne sont en fait qu’une race différente de la nôtre, et non des êtres inférieurs. Ils ne parlent pas certes, mais ils communiquent différemment, par télépathie, donc à un niveau que nous ne sommes pas capables d’atteindre. Nous avons tant à apprendre d’eux.

La paix sur cette planète ne sera possible que lorsque l’humanité entière cessera la violence y compris les tueries animales. Tous les grands Maîtres le disent. Cependant, la façon dont nous traitons et tuons les animaux est déplorable, lamentable, honteuse. Il ne s’agit plus de rejeter la faute ou la responsabilité sur les gouvernements – qui ne font que refléter la conscience collective de leur peuple ceci dit – ou sur l’industrie agroalimentaire, la culture, la gastronomie. Bref, sur les autres.

Il ne s’agit plus de remettre à plus tard quand justement, il sera trop tard.

Changer sa perspective, regarder, voir, penser sous un autre angle ne sont possible qu’en élevant sa conscience en douceur. C’est dans cette douceur et cette compassion que l’on peut instaurer le changement.

 * * *

En début de cours, je demande régulièrement aux élèves de choisir une situation qui les préoccupe ou les gêne. « Regardez la sous tous les angles, sentez tout ce qu’il y a à sentir. Sans jugement, sans attachement, restez spectateur ». Suivent les respirations, les postures, la relaxation. A nouveau la situation choisie est passée en revue en fin de cours. Des sourires apparaissent sur les lèvres. Le Yoga a fait son travail. Le mental calmé s’est ouvert. De nouvelles perspectives, et donc le changement, sont possibles.

C’est la magie du Yoga.

 * * *

Gratitude à l’Univers pour ce cadeau que fut PetiteChat dans ma vie. Gratitude PetiteChat, tu as été un de mes plus grand professeur.

 

PS: oui, c’était bien un Môsieur!

 

A bientôt chers Yogis et Yoginis, sur le tapis!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Yoga Intensive: lorsque le Yoga devient votre outil

Les témoignages le confirment. Les pratiquants de yoga (tous) le disent: « je me sens mieux depuis que je fais du Yoga », » je bouge mieux », « mon dos va mieux », « ma posture s’améliore » (les « bosses » diminuent nettement, voire disparaissent), « je peux me baisser pour ramasser mes chaussettes et je ne perds plus l’équilibre en enfilant mon pantalon! » (dixit un de mes élèves), « mon moral est meilleur », « je dors mieux », « je réfléchis mieux », etc. (cliquez ici pour lire ma page « témoignages« ).

Le Yoga fait définitivement partie de la prévention en matière de bien-être et de santé. La sagesse populaire ne le dit-elle pas? « Mieux vaut prévenir que guérir ».

D’ailleurs, à l’instar d’autres pays, les cours de Yoga devraient systématiquement être prescrits par le corps médical (et donc être remboursés).

Une semaine de ‘Yoga Intensive’ (comprendre ‘intensif’ dans le sens de régularité, et non d’intensité) permet d’installer une pratique régulière dans son quotidien.

Installer une pratique régulière, c’est créer une nouvelle habitude. Créer une nouvelle habitude, c’est au début un petit effort à faire. L’effort payant toujours, il devient vite seconde nature. Et cette seconde nature devient un besoin.

Les résultats ne se font pas attendre: un mieux-être général, une meilleure santé.

C’est ainsi que le Yoga devient votre ‘O.A.B’, votre Outil d’Aide au Bien-être, votre outil de prévention.

Cette pratique de yoga répétée sur plusieurs jours va entraîner un ‘nettoyage’ que vous pouvez choisir d’accompagner. Par exemple: boire davantage d’eau, alléger votre prise de certains aliments dits toxiniques (viandes, chocolat, sucre en général, café…), aller au lit de bonne heure (vous devrez vous lever tôt pour commencer le cours à 6h15!), lire des écrits/livres qui vous inspirent, écouter de la musique qui vous élève.

Un ‘Yoga Intensive’ créée une parenthèse de bien-être dans la vie et la routine quotidienne. S’offrir cette pratique, c’est se faire un cadeau, c’est prendre soin de soi, c’est se traiter comme vous traiteriez quelqu’un que vous aimez profondément, c’est se mettre tout en haut de la liste. Car personne d’autre que vous ne peut le faire.

Et quoi de plus sympathique que de faire cet effort avec d’autres qui, comme vous, sont sur le même chemin. Et partager ensuite autour d’une tasse de thé après le cours.

A bientôt sur le tapis,

Om Shanti,

 

 


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Être bien dans son Yoga

Une élève m’a contacté récemment, exprimant sa frustration car elle ne parvient pas à faire Adho Mukha Svanasana, le chien tête en bas, appelé encore la pyramide. Et que les chats affectionnent particulièrement aussi. Elle voulait savoir si elle pouvait vraiment faire du Yoga si elle ne pouvait pas faire ce qu’elle perçoit comme une pose essentielle et basique.

En lisant son message, je me suis souvenue de toutes les fois où je me suis sentie découragée, frustrée, voire « nulle » parce que je ne parvenais pas à faire telle ou telle posture, alors que d’autres y paraissaient tout à fait à l’aise.

Une discussion avec mon mentor* de l’époque m’est alors revenue. J’arrive ce jour là à mon rendez-vous de mentoring frustrée, découragée, l’humeur maussade, triste. Mon examen pour le professorat de Yoga est dans quelques mois. Je ne me sens pas à la hauteur. « Qu’est-ce qui ne va pas? » me dit-il. « Je ne parviens pas à faire telle et telle postures. Comment vais-je pouvoir enseigner? ». Il me répond: « sais-tu que tu peux obtenir les mêmes bénéfices dans d’autres postures? Plus simples et moins challenging pour le corps? ».

La lumière au bout du tunnel étroit et obscurci de mon mental égotique m’apparut alors.

S’en sont suivies deux périodes, celle de l’acceptation de mes limitations physiques (voire mentales) et celle où j’ai cessé de me comparer aux autres. Surtout à celles qui, avec un corps de danseuse mettent la jambe derrière la tête.

Presque tous les pratiquants de Yoga passent par là, plus ou moins. Nous ne pouvons nous empêcher de nous comparer aux autres, plus flexibles ou moins flexibles. Nous n’osons pas entonner le Om parce que « ma voix est moche », « je chante faux ». Je ne me sens pas très bien accueilli au cours. Je ne me sens pas à ma place. Je ne fais pas bien ci ou ça… et la liste peut continuer ainsi.

Avez-vous déjà ressenti cela? C’est un sentiment qui décourage beaucoup de gens – et les empêche même de pratiquer le yoga.

L’idée que l’on se fait du Yoga est souvent celle de la couverture des magazines ou des nombreuses photos de Yoga circulant sur internet. Une femme jeune, plutôt fine, est photographiée dans une posture difficile. Elle y paraît tout à fait à l’aise, un grand sourire sur les lèvres. La réalité: soit la nature l’a doté d’un corps particulièrement flexible, ou, elle est ou était, gymnaste et/ou danseuse. Autant dire une très fine minorité de la population. Une exception à la règle. La réalité du reste de la population est la suivante: les structures physiques imposent des limitations. Nous n’avons pas les mêmes os. Certains ont des têtes de fémur enfoncées profondément dans l’articulation des hanches et d’autres non, ce qui entraîne forcément des différences dans la position du corps dans les postures. D’autres ont des soucis de santé. D’autres ont des rondeurs. D’autres ont eu des blessures diverses dans leur corps. Etc etc etc… Rien de tout cela n’empêche de faire du yoga. On adapte, on modifie, c’est tout.

Pour revenir à notre Svanasana/chien tête en bas. S’il n’est pas faisable sous sa forme traditionnelle, la question est de savoir comment obtenir ses avantages d’une manière qui fonctionne pour vous (car c’est ce qui compte vraiment!). C’est cela le Yoga. On l’adapte au corps et non le contraire. Svanasana peut se faire avec une chaise, contre un mur, on peut garder les genoux sur le sol et s’étirer dans la posture du chiot. Si le problème se pose au niveau d’une ou des deux épaules, on va trouver une posture qui va étirer les ishios jambiers (arrière des jambes), la colonne vertébrale et les muscles du dos (voir ci-dessous). Et le tour est joué!

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

* Michael de Manincor, Directeur du Yoga Institute à Sydney, ancien Président de Yoga Australia, fondateur de la Yoga Foundation.


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Le monde des chakras

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On ne peut pas parler des chakras sans aborder un peu le Prana, l’énergie vitale. Le Prana est partout, dans la nourriture que nous absorbons, dans l’air que nous respirons. Le Prana est distribué dans le corps à toutes nos cellules et organes à travers un réseau de 72000 nadis appelés également les chemins de la Conscience. Imaginez un réseau routier fait de petits et grands chemins, rues, routes et autoroutes qui traversent le corps et sur lesquels circule le Prana. Si un chemin est encombré ou boueux, la circulation ne se fait pas aisément. S’il y a un bouchon, la circulation ralentit voire s’arrête.

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Il y a trois autoroutes principales, ou trois nadis majeurs, qui gouvernent tout ce réseau et qui se situent au niveau de la colonne vertébrale, dont voici les caractéristiques principales:

  • Ida: énergie lunaire, féminine, polarité négative, de nature froide. Ida débute à gauche à la base de la colonne vertébrale, et finit sa course dans la narine gauche. Il est connecté au cerveau droit.
  • Pingala, énergie solaire, masculine, polarité positive, de nature chaude. Pingala débute à droite de la colonne vertébrale, se termine dans la narine droite. Il est connecté au cerveau gauche.
  • Sushumna, où réside la Kundalini qui monte tout droit au centre de la moelle épinière entre Ida et Pingala.

Ida et Pingala se croisent en montant de chaque côté de la Sushumna de droite à gauche et de gauche à droite comme indiqué sur la photo ci-contre. Ces intersections sont au nombre de sept: les chakras qui sont des centres de réception, distribution et fabrication de prana et l’envoient là où il est nécessaire.

Ces chakras sont des centres d’énergie qui traversent le corps à l’horizontal et se situent au niveau des glandes endocrines du corps humain. Ils recueillent le prana et le transforment pour le répartir dans le corps humain via entre autres les glandes endocrines. Ces glandes endocrines constituent l’union entre notre structure spirituelle et notre structure physiologique.

Les glandes endocrines sécrètent des hormones qui se déversent dans la circulation sanguine et vont irriguer tous les organes et tous les systèmes du corps, en distribuant ainsi le prana. Les glandes endocrines s’expriment par le déversement dans notre sang d’hormones qui sont directement reliées à nos émotions et à nos états d’âme.

Un chakra dysfonctionnel influence la glande qui lui est associée et va transmettre cette dysfonction par un déversement hormonal dans le sang. Ce déversement hormonal va influencer tous les organes et systèmes du corps mais aussi va influencer notre psyché.

Tout se tient: nos structures énergétique, physique et psychique ne font qu’une. Il n’y a pas de séparation.

* * *

Nous avons 7 chakras principaux reliés directement à Sushumna, le nadi principal qui se situe dans la colonne vertébrale. Et des chakras secondaires qui sont en ligne directe avec les chakras principaux dont ils sont une continuité.

MULADHARA (chakra racine)/ l’enracinement

« Je me révolte donc je suis » (Albert Camus).

Chakras secondaires: hanches, genoux, chevilles, pieds, chacun des orteils et leurs articulations.

De couleur rouge, Muladhara est situé dans le coccyx et est relié directement au périnée, à l’anus, les os, le squelette, le sang. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les gonades. Il soutient tous les organes internes logés dans le bassin (colon).

Le chakra de la base prend son expansion dans les jambes qui deviennent nos racines terrestres. Ces racines passent à travers les jambes et entrent dans le sol à travers trois chakras secondaires situés sous les pieds et qui nous relient directement à la Terre.

Muladhara se nourrit à la Terre et nous permet de nous ancrer solidement dans notre physicalité et notre incarnation terrestre. Il nous permet une base forte sur laquelle établir notre « temple », notre corps, à partir de laquelle nous pouvons nous élever en toute sécurité.

SVADHISTHANA  (le chakra du hara) / le pouvoir

« La vie sans gaîté est une lampe sans huile » (Walter Scott).

De couleur orange, Svadhisthana est situé au centre du bassin, à 2 ou 3 cm en-dessous du nombril. Directement relié aux organes de la création, aux reins, au système urinaire, mais aussi à nos vertèbres lombaires. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec les surrénales. C’est entre les deux reins que se situe notre réserve d’énergie vitale.

Le chakra du hara se trouve dans un lac vibratoire qui accueille la vie, nous relie à l’abondance, à la créativité dans l’action juste. Ce centre d’énergie est l’expression même de notre capacité de nous mouvoir énergiquement dans le monde, d’agir sur la vision, la mission, ce que nous sommes venus vivre sur Terre.

D’où l’importance de développer un hara souple et fort à la fois qui permet une action juste. Pensez aux experts en arts martiaux et à la façon dont ils utilisent leur force guerrière à travers le hara. Ils sont à la fois dans l’action et la non-action, dans la souplesse et la stabilité, dans la force et l’humilité. Ils sont dans l’action juste, dans l’Être.

MANIPURA (le plexus solaire) / les émotions

« La vraie valeur d’un homme se définit en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du Moi » (Albert Einstein).

De couleur jaune, Manipura est situé dans le plexus solaire, entre le nombril et la base du sternum. Il est relié aux organes de la digestion dont le rôle est de transformer et de maintenir la vie: estomac, rate, foie, vésicule biliaire, mais il est aussi relié au diaphragme, le muscle de la respiration et aux six dernières vertèbres dorsales.  Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le pancréas.

Le plexus solaire est le siège de nos émotions et surtout de l’assimilation et la digestion de celles-ci. Lorsque l’on vit une émotion dans notre corps, les glandes endocrines vont déverser les hormones directement reliées à cette émotion et qui, via la circulation sanguine, va influencer nos organes et nos cellules, donc tout le mouvement de la vie en nous.
Les émotions sont l’énergie de la vie en mouvement. (En anglais: in motion, en mouvement). Nier ce mouvement, c’est nier la vie.

Lorsque l’émotion est vécue de façon naturelle par un être centré, ancré, cette émotion circule librement pendant quelques secondes puis le plexus solaire retrouve très rapidement son calme. L’émotion laisse simplement une infime trace hormonale et fait place aux prochains mouvements, aux prochaines émotions telle une vague, moment présent après moment présent.

Si les émotions ne sont pas vécues, elles se cristallisent. C’est la façon dont elles sont vécues qui fait qu’il y a “cristallisation” ou pas. Les émotions peuvent être retenues pendant quelques années dans le plexus et semer la destruction des organes internes.

Un plexus qui se sent constamment attaqué, qui vit des émotions non reconnues envoie alors un message de défense au système immunitaire qui s’épuise peu à peu, d’où les maladies immunitaires (accompagné bien souvent d’un épuisement des surrénales).

ANAHATA  (le chakra du coeur) / l’amour inconditionnel

« Aimez, aimez, tout le reste n’est rien » (Jean de la Fontaine)

Chakras secondaires: épaules, coudes, poignets, mains, doigts et leurs articulations.

De couleur verte, Anahata est situé entre le plexus solaire et la gorge. Relié au plexus cardiaque, aux poumons, aux six premières vertèbres dorsales. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec le thymus dont le rôle est important, notamment chez les enfants, dans le développement de l’immunité.

Anahata fait le lien entre les chakras supérieurs et inférieurs. Il est le siège de l’amour inconditionnel, la compassion, l’altruisme, les sentiments humanitaires.

L’amour inconditionnel est l’une des plus grandes vertus qui est notre but à atteindre puisqu’il guérit tout, qu’il procure le vrai bonheur et nous sort de notre ego et de l’amour conditionnel qui lui est lié. L’amour est notre véritable nature et comme Rumi l’exprime si bien: « votre tâche est de ne pas chercher l’amour, mais plutôt de chercher et trouver toutes les barrières que vous avez contruites en vous et qui vous empêchent de le vivre ».

L’amour est la seule et unique force capable de tout résoudre en nous et autour de nous. L’amour est aussi la meilleure protection face aux agressions.

VISHUDDHI (le chakra de la gorge) / la communication

« Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste » (William Shakespeare).

De couleur bleu ciel, Vishuddhi est situé dans la gorge. Relié aux vertèbres cervicales, aux oreilles, sinus, nez, bouche. Sur le plan glandulaire, il est en relation avec la thyroïde.

Vishuddhi gère tout ce qui touche à l’expression de soi, à la communication, la vérité, et à la purification.

D’où l’importance des mots que nous utilisons, la façon dont nous nous exprimons, et le but de nos paroles extérieures et intérieures. Comment nous exprimons-nous?

Vishuddhi permet de trouver sa voix et …. sa voie. La répétition de mantras (« la pensée qui sauve ») est essentielle pour la santé de ce chakra. Pour référence, lire mon blog post en cliquant sur le lien: le-monde-des-mantras

AJNA (le 3ème oeil) / la vision, la conscience

« Le grand péché du monde moderne, c’est le refus de l’invisible » (Julien Green).

De couleur bleu indigo, Ajna (ou Agna ou Agya) est situé entre les deux arcades sourcilières (le 3ème oeil). Le coeur du chakra est logé dans le centre du cerveau, là où se trouve la glande pinéale (ou épiphyse), appelée la perle bleue. Il correspond à l’intellect, l’intelligence, l’intuition, la clairvoyance. Sur le plan physiologique, ce chakra est en relation avec les yeux, le front, la partie postérieure du cerveau.

Ce chakra de la conscience prend ses racines dans le chakra de la couronne (Sahasrara). Ajna est le siège de la Divinité dans le corps physique. Il se nourrit des plans célestes mais aussi de l’énergie de base qui circule dans la sushumna.

Ajna est le point de rencontre entre l’intellect et la sagesse spirituelle. Il nous aide à accomplir notre mission dans l’incarnation présente. Il nous donne une vision élargie de la réalité terrestre, une vision divine, une vision céleste.

D’où ici l’importance de consciemment faire le choix de voir, de regarder le monde beau, juste, bon pour nous permettre d’élever et ouvrir notre vision. Cela ne veut pas dire ignorer le reste (ce qui n’est pas beau, juste et bon), mais plutôt de ne pas « tomber » dedans pour ne pas se mouvoir dans une énergie qui nous tire vers le bas.

SAHASRARA (le chakra de la couronne) / la porte du Ciel

« C’est l’Esprit qui mène le monde et non l’intelligence » (Antoine de Saint-Exupéry).

De couleur violette, Sahasrara est situé au sommet de la tête. Il est relié à la partie antérieure du cerveau et à la glande pituitaire, dans le centre du cerveau. De là s’élève le cône du chakra.

Sahasrara est le chakra de la communication céleste et de la communication intérieure. Sans ce chakra, il n’y a point de vie.

Comme nos racines terrestres qui passent à travers les jambes jusque sous les pieds et entrent dans le sol, nous avons nos racine célestes qui se dirigent à travers le cône du chakra vers les plans supérieurs de la conscience, s’élèvent et enveloppent trois autres chakras supérieurs au-dessus de la couronne et où se trouvent d’autres plans de conscience.

Sahasrara est la porte vers ces plans de conscience.

* * *

Selon les écoles et traditions, des différences existent pour ce qui est de la couleur des chakras, mais aussi des correspondances sur les plans physiques et glandulaires. Cela n’a pas grande importance en soi car les chakras s’influencent les uns les autres. L’important est de comprendre le système dans son ensemble.

Le Yoga – Hatha, Yin, et encore plus l’AromaYoga™ – travaille sur les chakras, ces roues d’énergie qui font le lien entre l’énergie du Ciel et l’énergie de la Terre. Ces pratiques nous permettent d’établir, ou de rétablir, un équilibre et de développer une santé optimale à tous les niveaux.

Om Shanti,

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Bibliographie: « Maître de ses chakras, maître de sa vie » Marie-Lise Labonté. « L’aromathérapie énergétique, guérir avec l’âme des plantes » Lydia Bosson. « Chakra Yoga » Anodea Judith. « L’harmonie des énergies » Michel Odoul.


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Le Yoga pour les enfants. Une belle histoire commence.

Des enfants de deux écoles des environs (Bray-sur-Seine et Sergines) découvrent le Yoga dans le cadre des NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) organisés par les villes depuis la rentrée. Et il faut saluer ces deux Mairies pour avoir pris cette initiative.

En effet, de plus en plus d’écoles utilisent le Yoga pour offrir aux enfants un espace où il leur sera possible de ralentir, de se poser, de retrouver un peu de calme intérieur et de découvrir quelque chose de radicalement nouveau.

Le stress et l’anxiété générés par l’école (où règne un fort climat de compétition), la société en général ou tout naturellement les nombreuses interrogations propres à leur âge, participent à rendre les enfants agités, anxieux, ayant du mal à contrôler leurs émotions. Certains problèmes physiques font leur apparition très tôt comme par exemple les affections du dos dues la plupart du temps à une mauvaise posture. Beaucoup d’enfants pratiquent peu de sport, davantage attirés par la télévision, l’ordinateur et les consoles de jeux vidéo.

Grâce au Yoga, il est possible d’améliorer la posture, la capacité respiratoire et la concentration. En ouvrant davantage la cage thoracique, le Yoga permet une meilleure respiration. Une meilleure oxygénation du corps et du cerveau s’opère naturellement. La colonne vertébrale se redresse. L’assurance et la confiance en soi s’installent peu à peu. L’enfant, plus serein, apprend à être dans le moment présent. Il découvre aussi son corps et ses limites. Il s’accepte mieux.

Les cours restent dynamiques et ludiques. Les enfants aiment écouter les histoires qui sont à l’origine de nombreuses postures (et j’aime les leur raconter et voir leurs yeux pétiller de curiosité!). Ils sont aussi très ouverts au chant et n’hésitent pas à entonner les mantras que je leur enseigne (et qui aident au développement de la concentration).

Quelle magnifique expérience qui leur ait offerte à eux, ces adultes de demain et à moi, humble serviteur.

 

catkid

Om Namah Shivaya!

 

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La pratique quotidienne

De nombreuses recherches démontrent désormais les bénéfices du Yoga à tous les niveaux de notre être: physique, mental, émotionnel, voire spirituel. De plus en plus d’articles paraissent sur le sujet dans les magazines et les journaux. Et puis,  je ne cesse de le répèter!

Lorsque vous venez faire un cours de Yoga, vous en ressortez détendu, déstressé, la vie tout à coup prend une autre allure plus belle et plus légère, le mental galopant est apaisé. Le corps qui ne pouvait s’allonger entièrement sur le tapis en début de séance sans l’aide de coussins sous les genoux, se retrouve confortablement à plat à la fin du cours. Les douleurs se sont apaisées ou ont disparu. La respiration est aisée. Vous parvenez à vous relaxer profondément voire à vous endormir.

Cependant, comment renforcer ces effets positifs et comment les prolonger dans le temps? Comment développer la motivation et la discipline pour une pratique quotidienne?

Essayez le « rituel matinal ».

Le réveil

Mettez votre réveil à sonner un peu plus tôt pour vous permettre de prendre votre temps et de commencer votre journée en douceur. Etirez vous, desserrez les mâchoires. Asseyez vous doucement sur le bord du lit. Etirez vos bras devant vous et au-dessus de la tête. Soyez dans l’accueil de tout votre être.

Si cela est possible, essayez de vous réveiller ‘naturellement’ en laissant entrer la lumière naturelle de l’extérieur dans votre chambre. Plus facile pendant les mois d’été dans notre hémisphère nord, il est cependant possible en hiver d’utiliser un simulateur d’aube qui permet une synchronisation de l’horloge biologique.

L’hydratation matinale

Au lever, prenez l’habitude de vous nettoyer la bouche (la langue avec un gratte langue et les dents) avant de boire une grande tasse d’eau chaude additionnée d’un jus de citron. Votre système digestif vous remerciera (surtout le foie qui adore le citron!).

On est positif… positif… positif…garden

Alors que vous vous apprêtez dans votre salle de bains, regardez vous dans le miroir, souriez et dites quelque chose de positif comme: ‘je me sens plein(e) d’énergie aujourd’hui », « ma vie est remplie de bon, juste et beau et quoiqu’il se passe aujourd’hui, je vois ce bon, juste et beau ». Le cerveau enregistre tout ce que vous dites et pensez, votre être entier -jusqu’à vos cellules- devient ce que vous pensez, ce que vous croyez. Plus vos pensées se concentrent sur du positif, plus vous devenez positif. Et c’est là que les choses deviennent magiques: vous contaminez tous ceux qui se trouvent sur votre chemin.

A vos tapis!

Pour obtenir encore davantage de résultats et d’effets positifs sur votre vie quotidienne, instaurez une pratique de Yoga simple. Demandez conseil pour créer une séquence individualisée qui correspond à vos besoins spécifiques. Une séquence (10 minutes suffisent) avec quelques asanas (postures) simples accompagnées de respirations conscientes apporteront un réel bénéfice sur la qualité de votre vie au niveau physique, mental et émotionnel.

Ces quelques petits changements sont très simples à mettre en place et deviendront vite une habitude. Vous serez  surpris de l’effet qu’ils auront sur votre quotidien!

 

 

Om Shanti,

 

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Le monde des Mantras

Origine:

La pratique des mantras nous vient de l’époque védique et plus particulièrement de l’époque des Upanishads, environ 800 ans avant JC. La tradition révèle que les mantras furent « délivrés » aux Rishis (les sages) lors de leurs méditations.

Qu’est-ce qu’un mantra?

Le terme « mantra » est composé de: ‘man’, la ‘pensée’ et ‘tra’,  ‘qui sauve’, ou encore ‘l’instrument’, ou ‘la protection’.

Un son produit une vibration dans le corps et ces vibrations stimulent des points dans les différents systèmes corporels. Ceci est particulièrement vrai avec le Sanskrit qui est une langue basée sur la phonétique plutôt que sur un alphabet. Chaque mantra possède sa propre fréquence vibratoire.

La science derrière le mantra est que lorsqu’un son est répété avec conscience et  concentration, la pensée elle-même prend la forme de ce son. La pensée devient ce son. Et l’énergie inhérente à ce son se manifeste dans le mental. Il n’est donc pas impératif de comprendre le sens du mantra car les sons produisent leur effet subtil de toutes les façons.

Les mantras font partie intégrante du Yoga et sont un Yoga: le Japa Yoga. Il peut être pratiqué par tous. Et lorsque l’on manque de force pour quoi que ce soit d’autre, fredonner un mantra est toujours possible. Même au fond de son lit. Même mentalement. Même en murmurant.

Si on aime utiliser sa plume, il est également possible de pratiquer un mantra en l’écrivant en même temps qu’on le répète mentalement (pratique appelée le Likhita Japa).

Les bienfaits:

La répétition d’un mantra aide à désengager les sens (vue, ouie…) et à calmer le mental. Répéter un mantra en plein milieu du chaos que nous traversons tous à certains moments permet de focaliser ses pensées. Avec les répétitions, le mental se calme, le moral remonte, l’humeur redevient positive. Les mantras permettent de se recentrer.

« … Chaque mantra développe une force énorme; c’est une masse d’énergie rayonnante qui transforme la substance mentale en produisant un mouvement de la pensée. Les vibrations rythmiques résultant d’une continuelle répétition du mantra normalisent les vibrations instables des organes physiques et mentaux, et tiennent en échec les tendances de la pensée objectives… » (Extrait des Enseignements de Swami Sivananda, Centre Sivananda de Yoga Vedanta, Paris, France, 2004).

Comment faire:

Beaucoup de personnes se sentent gênées dans l’usage de leur voix et au début, utiliser sa voix peut ramener des souvenirs de cours de chant à l’école pas forcément très agréables. Ou bien on a seulement perdu l’habitude de chanter. Mais vous n’avez pas besoin de ‘chanter juste’ ou d’avoir une oreille musicale.

J’ai envie de vous dire: essayez! (c’est l’adopter). Chantez! (et danser) comme si personne ne vous écoutait ou vous voyait. Faites vous plaisir!

Les mantras sont nombreux: le son OM qui représente le son primordial et une affirmation de la présence divine dans l’Univers. Om Namah Shivaya qui honore l’Etre Suprême et sa divine présence en nous. Et la Gayatri, l’un des plus anciens mantra qui provient du Rig Veda. Il est considéré comme le mantra le plus sacré des Vedas, les textes ancestraux de l’hindouisme. C’est en fait une invocation au soleil, une métaphore pour invoquer l’Existence qui illumine nos consciences.

Pour ma part, ce qui m’a permis un apprentissage aisé des mantras, c’est d’adopter des mélodies faciles à retenir, comme la version de Deva Premal ci-dessous pour la Gayatri.

Paroles de la Gayatri: « Om bhur bhuvaha svaha Tat savitur varenyam Bhargo devasya dhimahi Dhiyo yonah prachodayat »

Très belle traduction de François Brousse (philosophe, écrivain et ‘maître’): « Je médite sur la splendeur de l’Être Suprême qui, d’un souffle, a créé l’infinité des mondes. Que son rayon illumine la fine pointe de mon âme, qu’il m’amène des ténèbres à la lumière, de l’ignorance à la connaissance, et de la mort à l’immortalité. Qu’il en soit ainsi pour tous les êtres de l’atome à la galaxie. Om… » (« Le Yoga Polaire, 2e édition, La Licorne Ailée).

 

Om Shanti,

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