Yoga et santé font bon (très bon) ménage

La sagesse populaire le dit: il vaut mieux prévenir que guérir.

Partout en France, un phénomène inquiétant apparaît : la désertification des médecins généralistes. Et ce phénomène n’est pas prêt de se ralentir, bien au contraire.

“Cette problématique soulève la désaffection grandissante à l’égard de la médecine générale, une des spécialités les plus impactées (-8,4 % de généralistes sur 2007-2016). Malgré une répartition relativement diffuse sur tout le territoire, cette spécialité enregistre pourtant une « baisse inquiétante et inexorable » des effectifs et ce, dans la quasi-totalité des départements français (à l’exception de la Loire-Atlantique et la Savoie). Selon l’Ordre des médecins, ce déclin pourrait se poursuivre jusqu’en 2025 avec la perte d’un quart d’entre eux.” (cliquez ici pour lire tout l’article).

Il est utile, urgent, de penser et d’agir autrement.

Une solution? Pratiquer la PRÉVENTION.

Le Yoga, cette science vieille de plusieurs millénaires, représente un outil de prévention et de bien-être essentiel et simple.

Je rappelle les bienfaits nombreux du Yoga qui:

  • Améliore et corrige la posture.
  • Diminue les TMS (troubles musculo-squelettiques): lombalgies, tensions oculaires face aux écrans, migraines.
  • Sculpte et tonifie la silhouette de façon naturelle (et sans courbatures).
  • Augmente la force du corps, la souplesse des muscles et tissus, et la mobilité des articulations.
  • Équilibre et harmonise le corps, le mental et l’esprit.
  • Accroît la concentration du mental, la stabilité émotionnelle et la tranquillité de l’esprit.
  • Améliore les fonctions des systèmes respiratoire, circulatoire, digestif et hormonal.
  • Favorise la circulation du sang et des autres liquides du corps.
  • Purifie et nettoie les organes.
  • Réduit considérablement les effets associés à l’insomnie, la dépression, la nervosité, le stress et l’anxiété.

Le Yoga est THÉ-RA-PEU-TI-QUE.

* * *

N’attendez pas d’aller “bien” pour faire du Yoga. C’est justement lorsque l’on ne va pas bien que l’on en fait. Les effets de la pratique se font sentir immédiatement. Vous arrivez au cours “pas bien”, vous ressortez du cours “bien”.

N’attendez pas d’être flexible pour faire du Yoga. C’est justement parce que l’on n’est pas flexible que l’on fait du Yoga. La flexibilité constitue une “cerise sur le gâteau” puisqu’elle vient doucement et s’installe dans le corps sans que vous vous en rendiez compte.

N’attendez pas de ne plus être agité ou de ne plus être anxieux pour faire du Yoga. C’est justement et surtout parce que l’on est agité et anxieux que l’on pratique le Yoga. Les cours possèdent un savant mélange de dynamisme et de pratiques calmantes. Ils deviennent des bulles de bien-être où vous êtes en mesure d’être complètement en accord avec vous-même. Indéniablement, le mental ralentit son blabla incessant.

N’hésitez pas à vous offrir ce cadeau. Parce qu’il est important de faire de la prévention, de garder une santé optimale, ou d’améliorer un état de santé (avec bien entendu l’accord de son médecin).

Le Yoga permet tout simplement d’être bien, d’être mieux, à tous les niveaux. Avec soi et avec les autres.

Om Shanti,

 

(Photo Huffington Post)

Yoga Intensive: lorsque le Yoga devient votre outil

Les témoignages le confirment. Les pratiquants de yoga (tous) le disent: “je me sens mieux depuis que je fais du Yoga”,” je bouge mieux”, “mon dos va mieux”, “ma posture s’améliore” (les “bosses” diminuent nettement, voire disparaissent), “je peux me baisser pour ramasser mes chaussettes et je ne perds plus l’équilibre en enfilant mon pantalon!” (dixit un de mes élèves), “mon moral est meilleur”, “je dors mieux”, “je réfléchis mieux”, etc. (cliquez ici pour lire ma page “témoignages“).

Le Yoga fait définitivement partie de la prévention en matière de bien-être et de santé. La sagesse populaire ne le dit-elle pas? “Mieux vaut prévenir que guérir”.

D’ailleurs, à l’instar d’autres pays, les cours de Yoga devraient systématiquement être prescrits par le corps médical (et donc être remboursés).

Une semaine de ‘Yoga Intensive’ (comprendre ‘intensif’ dans le sens de régularité, et non d’intensité) permet d’installer une pratique régulière dans son quotidien.

Installer une pratique régulière, c’est créer une nouvelle habitude. Créer une nouvelle habitude, c’est au début un petit effort à faire. L’effort payant toujours, il devient vite seconde nature. Et cette seconde nature devient un besoin.

Les résultats ne se font pas attendre: un mieux-être général, une meilleure santé.

C’est ainsi que le Yoga devient votre ‘O.A.B’, votre Outil d’Aide au Bien-être, votre outil de prévention.

Cette pratique de yoga répétée sur plusieurs jours va entraîner un ‘nettoyage’ que vous pouvez choisir d’accompagner. Par exemple: boire davantage d’eau, alléger votre prise de certains aliments dits toxiniques (viandes, chocolat, sucre en général, café…), aller au lit de bonne heure (vous devrez vous lever tôt pour commencer le cours à 6h15!), lire des écrits/livres qui vous inspirent, écouter de la musique qui vous élève.

Un ‘Yoga Intensive’ créée une parenthèse de bien-être dans la vie et la routine quotidienne. S’offrir cette pratique, c’est se faire un cadeau, c’est prendre soin de soi, c’est se traiter comme vous traiteriez quelqu’un que vous aimez profondément, c’est se mettre tout en haut de la liste. Car personne d’autre que vous ne peut le faire.

Et quoi de plus sympathique que de faire cet effort avec d’autres qui, comme vous, sont sur le même chemin. Et partager ensuite autour d’une tasse de thé après le cours.

A bientôt sur le tapis,

Om Shanti,

 

 

Être bien dans son Yoga

Une élève m’a contacté récemment, exprimant sa frustration car elle ne parvient pas à faire Adho Mukha Svanasana, le chien tête en bas, appelé encore la pyramide. Et que les chats affectionnent particulièrement aussi. Elle voulait savoir si elle pouvait vraiment faire du Yoga si elle ne pouvait pas faire ce qu’elle perçoit comme une pose essentielle et basique.

En lisant son message, je me suis souvenue de toutes les fois où je me suis sentie découragée, frustrée, voire “nulle” parce que je ne parvenais pas à faire telle ou telle posture, alors que d’autres y paraissaient tout à fait à l’aise.

Une discussion avec mon mentor* de l’époque m’est alors revenue. J’arrive ce jour là à mon rendez-vous de mentoring frustrée, découragée, l’humeur maussade, triste. Mon examen pour le professorat de Yoga est dans quelques mois. Je ne me sens pas à la hauteur. “Qu’est-ce qui ne va pas?” me dit-il. “Je ne parviens pas à faire telle et telle postures. Comment vais-je pouvoir enseigner?”. Il me répond: “sais-tu que tu peux obtenir les mêmes bénéfices dans d’autres postures? Plus simples et moins challenging pour le corps?”.

La lumière au bout du tunnel étroit et obscurci de mon mental égotique m’apparut alors.

S’en sont suivies deux périodes, celle de l’acceptation de mes limitations physiques (voire mentales) et celle où j’ai cessé de me comparer aux autres. Surtout à celles qui, avec un corps de danseuse mettent la jambe derrière la tête.

Presque tous les pratiquants de Yoga passent par là, plus ou moins. Nous ne pouvons nous empêcher de nous comparer aux autres, plus flexibles ou moins flexibles. Nous n’osons pas entonner le Om parce que “ma voix est moche”, “je chante faux”. Je ne me sens pas très bien accueilli au cours. Je ne me sens pas à ma place. Je ne fais pas bien ci ou ça… et la liste peut continuer ainsi.

Avez-vous déjà ressenti cela? C’est un sentiment qui décourage beaucoup de gens – et les empêche même de pratiquer le yoga.

L’idée que l’on se fait du Yoga est souvent celle de la couverture des magazines ou des nombreuses photos de Yoga circulant sur internet. Une femme jeune, plutôt fine, est photographiée dans une posture difficile. Elle y paraît tout à fait à l’aise, un grand sourire sur les lèvres. La réalité: soit la nature l’a doté d’un corps particulièrement flexible, ou, elle est ou était, gymnaste et/ou danseuse. Autant dire une très fine minorité de la population. Une exception à la règle. La réalité du reste de la population est la suivante: les structures physiques imposent des limitations. Nous n’avons pas les mêmes os. Certains ont des têtes de fémur enfoncées profondément dans l’articulation des hanches et d’autres non, ce qui entraîne forcément des différences dans la position du corps dans les postures. D’autres ont des soucis de santé. D’autres ont des rondeurs. D’autres ont eu des blessures diverses dans leur corps. Etc etc etc… Rien de tout cela n’empêche de faire du yoga. On adapte, on modifie, c’est tout.

Pour revenir à notre Svanasana/chien tête en bas. S’il n’est pas faisable sous sa forme traditionnelle, la question est de savoir comment obtenir ses avantages d’une manière qui fonctionne pour vous (car c’est ce qui compte vraiment!). C’est cela le Yoga. On l’adapte au corps et non le contraire. Svanasana peut se faire avec une chaise, contre un mur, on peut garder les genoux sur le sol et s’étirer dans la posture du chiot. Si le problème se pose au niveau d’une ou des deux épaules, on va trouver une posture qui va étirer les ishios jambiers (arrière des jambes), la colonne vertébrale et les muscles du dos (voir ci-dessous). Et le tour est joué!

A très bientôt sur le tapis!

Om Shanti,

 

* Michael de Manincor, Directeur du Yoga Institute à Sydney, ancien Président de Yoga Australia, fondateur de la Yoga Foundation.